PANNE
Cependant, très souvent l’altération de l’état général est progressive. Au début, ce dernier est encore bon. La température est normale et le pouls à peine accéléré ; c’est la phase chirurgicale par excellence, de longueur d’ailleurs fort variable, pendant laquelle il faut se dépêcher d’intervenir (R. Bernard).
Si l’on voit le malade plus tardivement, l'abdomen est météorisé et souvent n’est plus douloureux. Le pouls est fréquent et petit, les vomissements augmentent en abondance et se rapprochent. Le facies se pince.
À la période terminale, le pouls est incomptable, la respiration courte et superficielle, le faciès grippé, le teint terreux, le nez pincé, les veux excavés. Les vomissements, de plus en plus abondants, sont devenus fécaloïdes. Quelquefois ils s’espacent mais la situation n’en est pas meilleure pour autant.
Les conditions dans lesquelles on se trouvera pourront donc être extrêmement différentes. L’appréciation de la résistance du malade restera à la base du choix de la méthode de traitement.