‹ Le Traitement des Lésions intestinales trouvées au cours des Interventions pour Hernies étrangléesChapitre 44 sur 68 · III. — Soins post-opératoires · texte numérisé non relu

III. — Soins post-opératoires

Il convient de faire au malade des injections d’huile camphrée, de lui donner des toni-cardiaques (caféine, digitaline). Aubertin et Magendi ont insisté sur l'importance du sérum anti-gangréneux.

Pour lutter contre la parésie intestinale, Cadenat préconise le lobe postérieur d’hypophyse et les anti-spasmodiques (Belladone en suppositoires si l’état nauséeux fait rejeter la voie buccale) qui agissent mieux que les purgatifs et n’exposent pas à une intolérance gastrique comme ceux-

Mais il faut surtout associer au traitement chirurgical un véritablement traitement médical des troubles sanguins, qui doit être basé sur deux principes (Bottin) :

10 il doit apporter à l’organisme de l’eau et des éléments minéraux ;

20 il doit être copieux pour permettre l’expulsion à l’extérieur des toxines nées de l’occlusion même et sous l’influence de la déshydratation et de la déminéralisation,

Ce traitement sera, si possible, pré-opératoire, de toute façon post-opératoire et suffisamment prolongé.

A. Gosset, Binet et Petit-Dutaillis ont conseillé d’injecter dans les 24 heures, un litre de sérum physiologique sous la peau et 100 cc. de la solution de NaCI à 20%, intraveineux, à raison de 5 injections de 20 cc., à intervalles espacés et réguliers. Comme on a pu observer des chocs avec cette méthode, Binet et Viala ont insisté récemment sur l’avantage qu'il y avait à utiliser dans la rechloruration d'urgence la solution chlorurée sodique à 10%. Expérimentalement, cette solution provoque des troubles minimes et vite réduits. La tolérance de cette solution est assez large puisque pour un chien de 17 kilos ils ont pu injecter 35 gr. de sel en moins de deux heures.

Bottin a insisté sur le fait qu’il faut hydrater et reminéraliser le malade, en même temps que l’on pratique l'in-

J. Chatain &

PTE

jection intraveineuse de petites quantités de solution hypertonique, sans quoi elle risquerait d’augmenter la concentration du sang déjà fortement concentré, obligeant ce dernier à emprunter davantage d’eau au niveau des tissus. C’est dans cet esprit qu’il préconise l'emploi d’une solution de NaCI à 9 pour 1.000, à condition de l'utiliser en doses importantes. Ces injections restaureraient une hydratation suffisante du sang, des taux de CI et de Na normaux et assureraient une désintoxication notable de l’organisme.

Plus récemment, il a proposé avec Conradt d'utiliser deux solutions.

1° Une solution isotonique dont la composition est la suivante :

Nassim: tas 8 gr KE PO HAE ee 2 gr CRC RE ENS O0 gr. 5 Fat son CORTE RAA. 1.000 gr

et qu'il emploie par voie hypodermique.

20 Une solution légèrement hypertonique comprenant les mêmes éléments que précédemment mais dans laquelle il ajoute 40 gr. de glucose par litre et qu'il utilise par voie intraveineuse ou intra rectale.

En général, il emploie concurremment les deux solutions, atteignant deux litres de liquide par 24 heures. Il continue la thérapeutique jusqu'au moment où la réhydratation et

la réminéralisation sont suffisantes et où les phénomènes toxiques s’estompent. Alors il réduit progressivement les doses. Il insiste sur le fait que cette thérapeutique ne doit à aucun prix porter préjudice à l’administration d’eau et d'éléments minéraux par voie buccale.

Nous n’avons pas l’expérience de cette méthode, mais nous nous sommes bien trouvé chez nos malades, de l’injection intraveineuse quotidienne et en goutte à goutte de 15 à 20 gr. de sel en solution à 4%, Ces injections étant associées journellement à 500 gr. de sérum sous-cutané et 500 gr. de sérum glucosé intra rectal.

Il est capital de continuer ce traitement pendant les

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