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clées, morbilliformes en certains points, annulaires et ureticariennes en d'autres points. Cette éruption sérique, sans élévation de température disparaît au bout de trois jours, Nous avons fait, le 15 juillet, une cuti-réaction à la tuberculine restée négative.
L'enfant sort guéri, sans aucune séquelle, le 18 juillet.
Ce cas de méningite cérébro-spinale à été remarquable par sa courte durée, par la faible élévation de la température, par la facilité de la guérison, tout cela faisant contraste avec des symptômes méningés accusés, avec une suppuration très marquée du liquide rachidien. Ne faut-il pas attribuer à l'intervention du sérum de Flexner employé largement (90 centimètres cubes en trois jour:) l'issue heureuse et rapide de ce cas, qui, le premier jour. ne nous avait pas fait une impression favorable ? Outre la sérothérapie, nous avons employé, comme d'habitude, les bains chauds à 38° (quatre par jour).
OBSERVATION III. — Méningite aiguë cérébro-spinale à méningocoque de Weichelsbaum. — Traitement par le sérum de Dopter. — Guérison. — Muürre et EsonEer (1) : Annales médico-chirurgicales du Centre, 30 janvier 1910.
Cres , soldat au 66° régiment d'infanterie.
Antécédents héréditaires. — Père mort d’une fluxion de poitrine. Mère maladive. Un frère mort d’une méningite à l’âge de 2 ans. Un frère et'une sœur en bonne santé.
Antécédents personnels. — Sujet nerveux. Maladies de l'enfance : rougeole. Il y à quatre ans, aurait souffert d’une
(4) R. Murie} médecin-major de 1° classe à l'Hospice mixte de Poitiers et H. Escher, médecin-major de ?° classe au 33° régiment d'artillerie.
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maladie indéterminée ayant comme symptômes des cram- -pes douloureuses dans les jambes et de la diarrhée. Assez honne santé habituelle. Très susceptible de la gorge.
Histoire de la maladie. — Etant en permission de vingtquatre heures, est pris brusquement, le dimanche 4 avril, à 11 heures et demie du matin, de crampes dans la jambe droite, crampes douloureuses ayant envahi l’autre jambe, puis tout le corps. Puis gêne respiratoire à 3 heures de l'après-midi, vomissements bilieux, douleur dans la région lombaire, céphalée lancinante et extrêmement douloureuse. Vomissements nombreux.
Photophobie.
N’aurait pas présenté avant cette invasion brusque de coryza ou de mal de gorge durant les jours qui ont précédé.
Conduit à l'hôpital le matin du 5 avril, à 11 heures et demie. Examiné le même jour à 3 heures du soir.
A ce moment, l'aspect du malade est le suivant : couché en chien de fusil, facies rouge, vultueux, regard brillant, lèvres tremblantes. Respiration rapide avec léger battement des ailes du nez. La tête est fortement renversée en arrière sur l’oreiller, sans mobilité.
Le malade se plaint de douleurs violentes dans la région lombaire, les jambes et la tête. Il répond avec lucidité à toutes les questions.
A l'examen, on note une raideur de la nuque très accentuée, et un kernig très net. Il existe une incurvation de toute Ia colonne vertébrale en arrière, qui, jointe au renversement de la tête, donne un peu l’impression de l’opisibotonos du tétanique. :
Pupilles normales réagissant bien à la Fumière. Pas de paralysie oculaire, Pas de nystagmus.
Réflexes plantaires et rotuliens normaux. Léger trem-
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blement des membres inférieurs et supérieurs. Pas de troubles sphinctériens.
Examen du système digestif. — Tiangue sale. Rien au pharynx. Vomissements verdâtres se produisant en fusée, sans efforts ; pas de diarrhée, ni de constipation. Ventre souple, un peu rétracté.
Foie rate, normaux.
Système respiratoire. — Rien aux poumons.
Système circulatoire. — Pouls à 75, bien frappé, plein. Bruits du cœur normaux.
Urines. — Normales. Pas d’albumine.
6 avril. — Au matin les phénomènes de la veille n’ont pas changé, la nuit a été agitée.
Ponction lombaire. — Le liquide sort sans grande pres-
sion, on rebire 30 centimètres cubes environ d’un liquide légèrement opalescent, ne déposant aucun culot par le repos. :
Injection de 10 centimètres cubes de sérum antiméningococcique.
Quelques heures après, le malade dit être soulagé, la céphalée particulièrement serait très amendée, le pouls est bon, le malade est moins agité.
7 avril. — Nuit assez calme. Amélioration sensible. Les douleurs lombaires et la céphalée sont beaucoup moins fortes.
L'alimentation est difficile, le malade supportant difficilement le lait.
Trois vomissements dans la matinée. Selle par lavements. Ventre légèrement baHonné, mais souple et non douloureux.
Pouls bon.
Amélioration. Nuit bonne, plus de vomissements. Céphalée, rachialgie atténuées. Kernig toujours accentué, ainsi que la raideur de la nuque, mais moins qu’à l'entrée.
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10 avril. — L'amélioration persiste et s’accentue. Les uuits sont très bonnes. La raideur de la colonne vertébrale et de la nuque persistent. La céphalée et la rachialgie sont très supportables.
15 avril. — L'amélioration continue. Hier, légère reprise de la rachialgie, mais n’existant presque plus ce matin. La raideur de la nuque a disparu. Kernig léger.
20 avril. — Même état, langue toujours un peu sale. Pas de constipation.
25 avril. — Seules persistent la raideur de la colonne
vertébrale et l’'ébauche du Kernig. Plus de céphalée ni de rachialgie. Langue rose. On commence l'alimentation du malade.
30 avril. — Le malade est convalescent ; seule la raideur de la colonne vertébrale persiste encore un peu. 8 mai. — Plus aucun signe. Le malade se lève, va et
vient, s’alimente et engraisse.
Réflexes normaux sans exagération.
21 mai. — Le malade quitte l'hôpital par congé de convalescence de trois mois. Guérison sans séquelles.
RÉSULTATS D’ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE
Ponction lombaire du 6 avril. — Liquide opalescent.
Polynucléose seule. Les éléments microbiens sont complètement dégénérés : certains noyaux sont en karyolyse absolue.
Cocci ressemblant au méninogocoque de la manière la plus complète. Toutefois, cultures négatives sur agar-
agar. RE
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OBSERVATION IV. — Méningite cérébro-spinale. — Traitement mixte par la sérothérapie spécifique associée à la médication colloïde. — PERNAMBUGO et V. de Moras (Archivos Brasileiro$ de Medicina, décembre 1913).
à PRE , négresse, 19 ans, célibataire, brésilienne. Entrée à l’Institut de Neurologie, avec les renseignements suivants fournis par la police : J. G..... : etc. la malade venait de Santa Casa sans renseignements ; elle ne donne pas de détails sur son état antérieur ; elle est calme, la physionomie anhélante, trahissant une très vive soufirance. Langue très saburrale, regard fixe et s'arrêtant Jénguement sur l’un et sur l’autre côté. Elle ne reconnaît pas l'endroit où elle se trouve, elle est désorientée aussi au point de vue du temps ; perception incomplète, humeur triste, affaiblissement de l’attention, etc...
Père mort de congestion cérébrale, mère morte de variole ; elle a six frères en bonne santé. La malade habitait rue Sénateur-Euzebio, mais 1] ne nous a pas été possible de savoir si dans le voisinage de son logement il v eut des cas de la même maladie.
Elle a toujours été en bonne santé. Le 29 juin au matin, elle se sentit indisposée et dans le courant de la journée, elle sentit froid, des fortes douleurs de tête et des vomissements qui la forcèrent à garder le lit. Ces symptômes persistèrent le 30 avec fièvre et aussi avec un certain degré de confusion mentale. Elle fut transportée à la Santa Casa.
Dans cet hôpital, comme nous avons pu nous en assurer, on la garda une nuit ; le lendemain on l’envoya au bureau de police, comme souffrant d'une maladie mentale ; la police nous la remit le même jour dans la soirée.
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L'ayant observée pour la première fois le matin du ? juillet nous constatâmes le tableau suivant : Fortes douleurs généralisées, attitude d’impatience, eris de souffrance ; elle cherche des positions qui puissent ‘atténuer les douleurs. Elle répondait avec incohérence à nos ques- Üions, ce qui trahissait sa confusion mentale. Elle ne donnait pas d'explication satisfaisante de son arrivée dans la clinique, elle savait à peine qu’elle avait été à Santa Casa.
L'examen révéla : constitution physique robuste, stature régulière, dents bien plantées et régulièrement conformées, expression de douleur sur la physionomie. Dans le lit, elle gardait la position de chien de fusil et l’opisthotonos. L'état de sub-constience dans lequel elle se trouvait ue permettait pas une étude de la sensibilité, ni de ses diverses : modalités. Inégalité papillaire, photophobie. Réflexes rotuliens diminués, plantaires existants et abdorminaux absents. Signe de Kernig. Violentes douleurs de téte ; langue saburrale, ventre tendu. Rachialgie, raideur ce la nuque. T + 39°5. Pouls 106. Comme traitement, on lui administra un purgatif et une injection d'huile camphrée. Ponction lombaire et extraction de 12 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien. Injection intrarachidienne de 5 centimètres cubes d’'Electrargol, Vessie de glace. Régime lacté. Le soir, T + 37°4: Pouls 102 ; signe Ge Kernig, opisthotonos, position en chien de fusil. Diminution de la céphalée ; la rachialgie persiste. La malade est calme, se rend mieux compte et est moins confuse. Langue saburrale, ventre flasque. Traitement : injection d'huile camphrée, limonade chlorhydrique, potion tonique. Rachicentèse, extraction de 15 centimères cubes de liquide céphalo-rachidien ; injection intrarachidienne de 10 centimètres cubes de sérum antiméningococcique,
Le soir, T + 38°. Pouls 96. Traitement : injection d’huile camphrée. Vessie de glace.
Le 4, matin, les symptômes observés le 3 persistent. T + 38°. Pouls 90. Traitement : ponction lombaire ; extraction de 25 centimètres cubes de liquide céphalorachidien. Injection intrarachidienne de 20 centimètres cubes de sérum antiméningococcique, injection d'huile cemphrée. Vessie de glace. Le soir, T + 38°8. Pouls 106.
La nuit, T + 40°. Traitement : cachet de bromhydrate de quinine. Le 5, matin, T + 38°5. Pouls 98 Coliques intestinales. Traitement : purgatif ; injection intraveiueuse de 5 centimètres cubes d’Electrargol. Vessie de. glace. Le soir, T + 37°5. Pouls 90. L'examen du liquide céphalo-rachidien extrait la veille révèle d'abondants globules de pus et de diplocoques intracelluiaires, très abondants eux aussi.
Le 6, matin, amélioration des symptômes présentés jusau’ici. T + 37°2. Pouls 88. Traitement : ponction lombaire ; on retire 26 centimètres cubes de liquide. Injection intrarachidienne de 20 centimètres cubes de sérum antiméningococeique. Injection d'huile camphrée. Vessre de glace.
Le soir, T + 37°. Pouls 84. |
Le 7, matin, T + 37°. Pouls 88 Traitement : injection d'huile camphrée ; ponction lombaire et extraction de 19 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien. Injection intrarachidienne de 5 centimètres cubes d’Electrargol. Ee liquide céphalo-rachidien est moins trouble, cependant il y à encore des globules de pus et des diplocoques intracellulaires.
Le-soir, T: +387. Poôuls 180.
Le 8, matin, T + 37°. Pouls 80 ; l’opisthotonos et le signe de Kernig persistent mais sont à peine marqués. Ponction lombaire ; extraction de 25 centimètres cubes de liquide