‹ Le Traitement des Méningites Purulentes: Le Lavage Ventriculo-SpinalChapitre 14 sur 41 · LE} FRE · texte numérisé non relu

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extraction de 25 centimètres cubes de liquide céphalorachidien ; injection de 20 centimètres cubes de sérum antiméningocoecique dans l’espace sous-arachnoïdien. lujection d'huile camphrée. Le soir, T + 40°. Pouls 130. Traitement : chlorhydrate de quinine ; vessie de glace.

Le 15, matin, T + 38°. Pouls 90. Les symptômes qui -’étaient exacerbés commencent à décliner. Traitement injection intraveineuse de 5 centimètres cubes d'Electrargol. Le soir, T + 37°4. Pouls 80.

Le 16, matin, T + 37°. Pouls 82. Traitement : injection intraveineuse d’Electrargol. Le soir, T + 37°. Pouls 80.

Le 17, matin, T + 37°. Pouls 78. Amélioration considérable de tous les symptômes. Traitement : injection intraveineuse de 5 centimètres cubes d’Electrargol. Le soir, e-+°377-Pouls:76;

Le 18, matin, T + 37°. Pouls 72. Traitement : purgatif. Le soir, T + 37°. Pouls 73.

Dès ce jour, la température demeura normale ainsi que le pouls, tous les symptômes dont nous avons parlé disparurent complètement. Comme traitement, c'est à peine si la malade à pris une potion tonique. Comme complément de l’observation : la malade déclara ne pas avoir eu d’hallucinations, ni visuelles, ni auditives pendant sa maladie.

Niveau intellectuel moyen ; elle sait lire et écrire. Elle dénie toute habitude d’alcoolisme. Quant à son passé pathologique individuel, elle dit avoir souffert d’helminthiase dans son enfance.

La malade demeura dans la clinique sous notre contrôle jusqu'au 23 août, date de sa sortie ; elle était alors complètement rétablie et la maladie ne laissa pas de trace.

Notre diagnostic fut confirmé non seulement par l’ensemble des symptômes présentés par la malade, ensemble vropre à la méningite et aussi, ct à plus forte raison, par les examens du diquide céphalo-rachidien ; ce dernier

se EVRS

etait purulent, avec un diplocoque intracellulaire qui ne prenait pas le Gram et se colorait bien par les couleurs d'aniline et avait enfin tous les caractères du diplococcus intracellularis meningilis où diplocoque de Weichselbaum. £

La méningite cérébro-spinale étant regardée comme épidémique, les sujets atteints de cette affection doivent être traités pas l'isolement : en raison du manque de moyens, nous ne püûmes faire dans notre cas un isolementcomplet ; néanmoins la maladie ne se produisit ni chez aucun des malades de la clinique, ni chez les infirmières qui s’en occupèrent.

OBSERVATION V. — Méningite à paraméningocoques. — Inefficacité du sérum antiméningococcique. — Coma. — Mort. — Observation de MÉRY, in Thèse de GUIGNARD.

NUE (Jean), âgé de 4 mois, est amené à lhôpital des Enfants Malades, le 15 mai 1911. Il entre dans le service du D* Méry.

L'enfant était en mourrice, élevé d'abord au sein, puis au biberon.

Le 26 avril dernier, l'enfant s’est réveillé brusquement en criant : la nourrice dit s'être aperçue à ce moment que la tête était renversée en arrière.

Depuis cette date, l'enfant à de la fièvre, de la diarrhée, des troubles digestifs, il crie souvent.

Trois médecins voient l'enfant depuis le 26 avril et font le diagnostic de méningite.

L'enfant entre à l'hôpital des Enfants-Malades le 15 mai. A ce moment, il est en opisthotonos accentué, la tête renversée en arrière, fortement rétractée, le tronc incurvé, les jambes aussi incurvées en arrière.

La raideur est très accentuée. La fontanelle est tendue.

Fièvre à 38°5 le soir de l'entrée.

Diarrhée. Ponetion lombaire. Liquide tout à fait trouble, in centimètres cubes sont retirés, nombreux polynuecléaires, avec nombreux diplocoques, intra et extracellulaires, ue prenant pas le Gram.

Injection intrarachidienne de 10,3 centimètres cubes de sérum antiméningococcique.

16 mai. — Le signe de Kernig, la raideur du corps, de la colonne vertébrale persistent un peu moins marqués. Raiïe réningitique peu nette, regard fixe.

Une ponction lombaire donne 20 centimètres cubes de liquide trouble et est suivie d'injection de 10 centimètres cubes de sérum A. M.

Pour combattre l’état de cachexïe et de maigreur de l’enfant, on lui fait 20 centimètres cubes de sérum artificiel sous-cutané. Température, 38°2.

17 mai. — Etat stationnaire, 30 centimètres cubes de sérum artificiel, 10 centimètres cubes de sérum A. M. 18 mai. — Meilleur état, la température est tombée à

31 degrés, la raideur de la nuque est moins accentuée.

Ponction lombaire, 20 centimètres cubes polynucléaires ef méningocoques. Injection 10 centimètres cubes de sérum À. M.

19 mai. — Etat grave, la raideur est plus marquée, généralisée à tout le corps. Depuis le début, l'enfant boit très peu et très difficilement. On lui fait prendre son lait par petites cuillerées, le biberon étant refusé.

Température, 37°6, mais qui est'montée la veille au soir à 39°6.

I y à du mâchonnement, ‘es convulsions oculaires. Ponction lombaire, 20 centimètres cubes ; injection, 10 centimètres cubes de sérum A. M.

20 mai. — Le température est redescendue à 37 degrés.

N CTI AERS.

L'état général est un peu meilleur, le pouls est faible, la

langue moins sèche.

21 mai. — Le petit malade paraît plus affamé, il avale iuieux son lait, la raideur pourtant est toujours aussi généralisée, la tête est complètement rétractée en arrière, touchant presque le plan du dos, les veux sont toujours fixes. empérature, 37 degrés. .

22 mai. — Etat paraissant sensiblement le même, le malade pourtant, malgré sa raideur, s’alimente ; il y à toujours de la diarrhée, la tête est impossible à mobiliser ‘sons arracher des cris au malade. Température, 37°4.

23 mai. —- La raideur persiste toujours, la tête est toujours aussi renversée en arrière, l'enfant paraît complètement inconscient, on a beaucoup de mal'à l’alimenter.

24 mai. — Température, 37°6: L'enfant paraît être dans le coma, mouvements incoordonnés des membres supérieurs. Ponction lombaire. Liquide trouble, albumineux.

Quelques microbes sur les lames.

On refait une injection de 10 centimètres cubes de sérum A. M.

Mort. Température, 30°4.

L’autopsie révèle la présence d’exsudats purulents donnant bien l’aspect de méningite à méningocoque.

Le liquide de ponction lombaire porté à M. Dopter a permis d'identifier un paraméningocoque.

OBSERVATION VI. — Méningite à paraméningocoques chez un nourrisson. — (Jbservation présentée par MM. MÉNÉTRIER et P. BRODIN, à la Société Médicale des Hôpitaux, le 7 juin 1912.

We (Raymonde), 6 mois et demi, est amenée à l’hôpital Tenon, salle Valleix, le 13 octobre 1910, pour des convulsions accompagnées de vomissements.

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