ET A
pation opiniâtre. Le pouls est rapide (120 pulsations), mais régulier. Les urines sont normales, sans sucre ni albumine, Il y à quelques râles de bronchite, sans localisation . La température est de 37°5 le matin et de 38°7 le soir.
30 novembre. — La température monte à 39 degrés et le malade délire. Une ponction lombaire fournit du liquide clair, sous faible pression.
Les trois premiers jours de décembre, la température s’abaisse, le délire disparaît, les troubles nerveux s'’amendent. Les raideurs sont moins marquées, mais la céphalée persiste. Le pouls bat à 95 pulsations. Une ponction, pratiquée le 3 décembre, ramène un liquide légèrement trouble qui sort sous pression.
Le 4 décembre, la céphalée disparaît et tous les symptômes s’amendent. La température est à 36°2.
Les 5, 6 et 7 décembre, l’état reste bon. Quelques vestiges
d’'hypertonie musculaire persistent avec un peu de céphalée intermittente et peu vive.
Le malade commence à se lever le 8 décembre. IT reste apyrétique et son état général va s’améliorant progressivement jusqu'au 17 décembre, jour où quelques douleurs articulaires apparaissent.
Le 20 décembre, le malade éprouve un peu de Die et sa température monte à 37°5. Les jours suivants, tout va bien et il se décide à sortir de l'hôpital le 28 décembre, lursque, le jour même, la céphalée redouble.
Le 29 décembre, tous les signes de méningite ont fait leur réapparition : raideur de là nuque, signe de Kernig; position en chien de fusil, etc... La température est de 37°7, le pouls bat à 95 pulsations. Une ponction lombaire ramène un liquide à peu près clair et ne soulage pas le malade.
Le 30, l’état est le même. On fait une hémoculture.
Ar
Le 7° janvier, injection de 20 centimètres cubes de sérum antiméningococcique, à 10 heures du matin. Quelques instants après, le malade est pris d'angoisse, de sensation d'étouffement et de douleurs dans la région épigastrique. Au bout de quelques heures, surviennent des convulsions, puis le coma. Le malade succombe à 7 heures -du soir.
Autopsie Le 3 janvier — La surface du cerveau montré des traînées purulentes qui s’insinuent entre les scissures. 11 y a en certains points de véritables amas de pus jaune verdâtre, notamment au niveau de la face antérieure du Lulbe et de la protubérance. Les coupes microscopiques ent montré une pie-mérite aiguë intense.
Il existe des adhérentes pleuraleés au sommet et à la base du poumon gauche, reliquat de la pleurésie ancienne. On ne découvre à l'œil nu et au microscope aucune lésion fuberculeuse, mais de l’æœdème pulmonaire. Les autres viscères sont normaux, sauf le foie, qui présente un léger degré de dégénérescence graisseuse,