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titüe encore une complication possible des accidents urémiques et de la puerpéralité. |
Caussade et Logre ont eu l’occasion de soigner un cas suraigu de méningite à pneumocoques sans détermination pulmonaire et à point de départ utérin. Le liquide purulent était très fibrineux, la sérothérapie antiméningococcique n’amena aucun résultat : peutêtre la fibrine fut-elle un peu diminuée. Leur observation souligne comme un symptôme important, l’hyperesthésie cutanée de la paroi thoraco-abdominale que présentait la malade.
La méningite à pneumocoques est d’une haute gravité. La guérison est possible néanmoins.
La méningite à streptocoques, un peu moins fréquente, est aussi un peu moins fréquemment primitive que la précédente. On la rencontre secondairement à la pneumonie (Nobécourt, Dastre, Voisin), à un érysipèle, à une infection puerpérale, à une otite, à la scarlatine. L'identification est des plus délicates, le microbe pouvant se présenter en courtes chaînettes analogues au streptocoque de Bonome (1), l’ensemencement est donc nécessaire.
C’est une affection d’une extrême gravité, dont on n’a enregistré qu’exceptionnellement la guérison (Civit, Vives, Œttinger, Netter).
Le staphylocoque, plus rare encore, a été signalé en
(1) Netter considère le streptocoque de Bonome comme une attenuation du pneumocoque. C'est un diplocoque Gram positif qu se présente en courtes chaînettes. Il pousse sur gélose et bouillon avec les caractères du pneumocoque. Mais il pousse aussi sur gélatine, ce qui le différencie du pneumocoque et le rapproche du streptocoque (Chantemesse, Bezancçon, Griffon).
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1903 par Sergent et Lemaire dans le liquide rachidien purulent d’un dothiénentérique. On l’a trouvé encore dans la méningite de l’otite, et dans le liquide céphalorachidien d’une infection puerpérale (Graham Forbes 1909). La méningite à staphylocoque doré pur, a été observée par Josias et Netter, par Bourcy et Baumgarten. La méningite à staphylocoque blanc est généralement une méningite otique.
L’entérocoque (1)..a été rencontré dans le liquide rachidien par Thiercelin et Rosenthal, par Laurens, par Ménétrier et Mallet. L’infection qu’il détermine se caractérise par une évolution lente, une faible température et des symptômes atténués.
Le tétragène est vu par Lepage et Bezançon, par Sicard, par Vincent (1910). Plus récemment Ramond, Résibois et Lenglet (1915) en ont observé et guéri deux cas.
Le pneumo-bacillé de Friedlander est un agent d’infection méningée plutôt rare. La méningite qu’il détermine est une simple localisation d’une infection générale (Haushalter et Etienne), ou bien une affection autonome (cas de Netter, de Guinon et Simon, de Siredey).
Le bacille de Pfeiffer se rencontre assez communément, soit pur, soit associé au streptocoque ou au staphylocoque. Pur, on le trouve dans 80 pour cent des méningites du nourrisson avant deux ans. Passé cet âge, on le rencontre d’autant plus rarement que le sujet est plus âgé ; il est tout à fait exceptionnel chez l’adulte.
(1) Nobécourt le considère comme une variété de streptocoque.
Notons en passant que l'infection méningée à bacille de Pfeiffer n’est pas obligatoirement secondaire à une atteinte de grippe : les deux affections sont indépendantes, l'épidémie de grippe ne semble pas mfluencer la fréquence ni la gravité de cette variété de méningite.
La méningite à bacilles de Pfeiffer succède généralement à une infection broncho-pneumonique, à une rhinopharyngite, à une otite. Elle guérit chez l’adulte ; elle est excessivement redoutable chez le nourrisson où sa guérison est tout à fait exceptionnelle.
L'identification du germe est d’ailleurs très malaisée ; sa culture est difficile. Il existe un germe voisin qui peut prêter à confusion (Pseudo-bacille de Pfeiffer, Cohen. Annales de.l’Institut Pasteur, 1909).
La méningite à colibacilles a été discutée. Sacquépée . avait admis que la présence du colibacille constituait une infection agonique. Griffon et Abrami avaient aussi constaté son apparition dans le liquide purulent de la méningite dans les dernières heures de la vie.
Pourtant l’infection méningée colibacillaire existe (Widal, Chantemesse, Legry) ; elle est presque spéciale à l’enfance. Braillon et Merle ont observé récemment une méningite à colibacilles consécutive à une infection utérine d’origine puerpérale, qui s’est terminée par la mort., Vigouroux et Saïllant ont également trouvé le colibacille dans le liquide rachidien purulent d’un paralytique affligé d’une escharre fessière ; Graham Forbes dans un cas de méningite consécutive à un spina-bifida.
Le bacille d’Eberth est fréquemment en cause, Il est susceptible de provoquer l’infection méningée au
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cours et en dehors de la fièvre typhoïde (Fernet, Troisier, Sicard, Laignel-Lavastine). Mac Callum (1904) a rencontré deux fois ce bacille dans le liquide de la méningite purulente. D’autres auteurs, Guinon (1907), Lavenson (1908) ont également identifié ce germe, obtenu des cultures et réalisé l’agglutination.
L'’otite est une cause fréquente de méningite (Lubet- Barbon, Vaquez, Lermoyez). L’infection méningée s’est déclarée :
Une fois sur 600 cas d’otite moyenne,
Une fois sur 8 cas d’otite interne (Lermoyez), ce qui est conforme avec ce que l’on sait des connexions étroites du labyrinthe avec les méninges. |
Le microbe le plus souvent incriminé dans la méningite otique, c’est le streptocoque. Neuman l’a trouvé 23 fois sur 96 cas (Annales des Maladies de l’oreille, 1910, p. 137). C'est aussi l’agent le plus redoutable l'infection méningée qu’il détermine a le plus souvent une issue mortelle.
On rencontre aussi le staphylocoque, le pneumocoque, le colibacille, l’entérocoque (Paul Laurens).
La méningite consécutive à la pneumonie se rencontre rarement chez l’adulte, plus souvent chez l’enfant ; c’est surtout la broncho-pneumonie qui est à l’origine de l’infection méningée. On trouve comme agent causa! le pneumocoque et presque aussi souvent le streptocoque. Cette complication est d’une excessive gravité.