‹ Le Traitement des Méningites Purulentes: Le Lavage Ventriculo-SpinalChapitre 40 sur 41 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° En présence d’une mémingite purulente quelconque, la règle de la première injection systématique est formelle.

Elle comporte l’injection d’un sérum mixte (A + B).

La sérothérapie spécifique précoce et généreuse doit venir à bout des cas moyens de méningite cérébrospinale à méningocoques et à paraméningocoques. L'analyse du liquide traduit au jour le jour, l’état de souffrance des méninges permet de préjuger, plus ou moins exactement, de la gravité du cas, et du sens de son évolution.

La surveillance des « porteurs de germes » et les soins donnés au cavum, constituent le traitement prophylactique, qui, en aucun cas, ne doit être négligé.

2° Les méningites à pseudo-méningocoques, les méningites bactériennes, primitives ou secondaires, pour lesquelles actuellement la sérothérapie spécifique fait défaut, bénéficieront largement des drainages réitérées du liquide rachidien septique et des injections d’Electrargol.

Il en va de même des méningites traumatiques. L’esquilleetomie au cours de la première intervention dans les cas de blessure du crâne est destinée à éclaircir l’avenir des trépanés, en empêchant, dans une

| — 196 — proportion notable, les complications méningées, immédiates ou tardives.

3° Mais tous les cas précités avec leur diversité étiologique peuvent revêtir des formes particulières, compliquées : méningite à rechute, méningite cloisonnée, etc.

La méningite basilaire et l’épendymite soit primitives, soit secondaires à la méningite péri-médullaire et péri-cérébrale, déterminent également des cas rebelles où la sérothérapie lombaire est inopérante.

Mieux que l’injection sphénoïdale, plus parfaitement que la trépano-ponction injection ventriculaire, le lavage ventriculo-spinal, ou spino-ventriculaire, par une double action mécanique et spécifique du sérum, assurera le drainage des suppurations plus ou moins enkystées, des placards de pus et l’élimination des éléments pathologiques et septiques des ventricules et des espaces sous-arachnoïdiens, cérébraux et médullaires.

| Vu :

Nancy, le 14 décembre 1917.

Le Président de la thèse,

Weiss.

VUE Nancy, le 16 décembre 1917.

Le Doyen, E. Meyer.

Vu et permis d’imprimer Nancy, le 18 décembre 1917.

Le Recteur de l’Académie, CH. ADam, Membre de l’Institut.

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