AVANT-PROPOS
Fils de Lorrain, on nous permettra de dire, au seuil de ce travail, quelle fut notre émotion, notre réconfort du bienveillant accueil qui nous a été fait à la Faculté de Nancy.
Moins qu’un de ses élèves, nous serons gênés pour vanter l’excellente impression qui se dégage de ses monuments, de son organisation si complète et si moderne, pour dire surtout quel air accueillant de bonté indulgente, ont ses maîtres, jeunes ou vieux, dont les mérites, les travaux et le solide enseignement ont un si grand renom dans la science contemporaine.
Puissent-ils connaître, par ces lignes, dans quel esprit de profond respect et d’admiration je les salue. M.le Professeur Weiss qui nous a fait le très grand honneur d’accepter d’être notre président de thèse voudra bien trouver ici l’hommage de notre sincère reconnaissance.
On nous permettra de remercier également nos chefs directs, M. le Médecin-Major Caffarel et M. le
pe
Médecin Principal Cordillot, pour les facilités qu’ils ont bien voulu nous accorder pour la réalisation matérielle de ce modeste travail.
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La répartition des infections méningées en trois catégories que nous avons adoptée n’est artificielle qu’en apparence. À chacun de ces trois chapitres est annexée une partie clinique comportant des observations.
Nous avons eru bien faire au cours du chapitre premier de donner quelque importance au développement concernant les sérums. Il est des mots tels que : sérothérapie spécifique, sérum polyvalent, sérum mixte qui sont couramment employés sans la certitude d’une désignation précise. :
Une définition exacte s’imposait en tête du tablear— thérapeutique qui résume tout notre travail.
Un quatrième chapitre indispensable met en valeur la série des procédés thérapeutiques qu’on a songé à utiliser pour lutter contre les formes graves et les complications des méningites qui échappent à l’action de la sérothérapie habituelle. Par une série d’étapes, dont chacune marque un progrès, on est arrivé au lavage cérébro-spinal, que nous déerivons en détail. M. Caussade, MM. Roger, Sicard et Dambrin viennent à peu d'intervalle de recourir au procédé nouveau.
Nous devons à M. Roger les renseignements les plus utiles concernant leur intervention ; nous lui devons d’avoir été pour nous un guide précieux pour l’achè-
vement de ce travail. Il voudra bien trouver ici l’expresion de notre profonde gratitude.
Nous nous sommes permis de prendre position dans le débat, sans qu'aucune expérience personnelle de cette intervention ne nous en donne qualité. En revanche, dans de nombreux cas de méningite traumatique, nous avons pu assister à de multiples tentatives de traitement des accidents encéphalo-méningés. M. le Professeur Andérodias, MM. Chenot et Blane à qui nous apportions notre aide modeste au cours de leurs interventions, n’ont pas manqué de nous instruire sur la gravité de ces éventualités, chez les blessés du crâne. Nous leur devons l'inspiration première de ce travail, et nous les prions d’agréer nos sentiments de très sincère reconnaissance.
Nous leur devons autant qu’à nos Maîtres parisiens du temps de paix, dont l’enseignement, brutalement interrompu, nous a laissé un si précieux souvenir.
En terminant, nous nous imposerons, vis-à-vis de notre jury, le devoir d’un aveu. On ne rencontrera, ni dans notre texte, ni dans notre index bibliographique aucun nom d’Outre-Rhin ; mais nous n’avons nulle contrition de cette omission volontaire.
Le silence est une des formes de la haine méprisante à laquelle il sera bon d’avoir un large recours, — une fois la vengeance satisfaite.