LA MIGRAINE
elles, la castration ovarienne, réussit parfois, suivant la remarque de M. Richelot, même en cas d’hystérie avérée. Presque toujours onrencontre alors une dégénérescence sclérokystique de l’ovaire qui vient s’ajoxiter h la prédisposition générale pour causer la névralgie.
La névralgie testiculaire dépend presque toujours d’une blennorrhée chronique, d’un rétrécissement de l’urètre, d’un léger reliquat d’orchi-épidydimite. Mauriac a particuliérement insisté sur cette cause. Les pommades résolutives, l’iodure de potassium, le courant continu réussissent alors particulièrement. Un varicocèle, même peu accentué, est une autre cause extrêmement fréquente. Les névralgies essentielles semblent rai'issimes. On évitera avant tout les interventions radicales, parfois demandées par les malades. Curling a vu, après la castration, la douleur reparaître aussi vive, soit dans le moignon du cordon, soit dans le testicule opposé.
On pourrait passer en revue tous les autres organes et les névralgies viscérales finiraient par englober la majeure partie de la pathologie. L’asthme par exemple a été parfois regardé comme une névralgie du poumon. Le larynx offre quelquefois, surtout chez les hystériques, de véritables névralgies (1) avec points douloureux très nets et très limités. Tous les modes de traitement locaux calment à peine les douleurs. Elles cèdent au contraire très bien aux médicaments antinévralgiqucs et surtout à la chaleur sèche.