LA MIGRAINE
La migraine enfin a été regardée par Romberg et Leubuscher comme une de ces névralgies d’organes, comme une névralgie du cerveau. D’autres auteurs (Lebert,Stokes) l’ont purement et simplement confondue
(1) Avklus. — Münchener mediz. Wochenschrift , 13 nov. 1900. Rlicqüe. — Névralgies et névrites. 6
avec la névralgie faciale. Valleix,tout en maintenant la distinction, a décrit une forme mixte : une migraine-névralgie. C’est dans cette forme que le traitement ordinaire des névralgies peut donner le plus de soulagement. Mais les formes graves de migraine et surtout la migraine ophtalmique semblent reconnaître une toute autre palhogénie. Elles semblent dues le plus ordinairement à un spasme, quelquefois à une paralysie vasomotrice. Sans doute ces troubles vasomoteurs sont euxmêmes sous une influence nerveuse et la migraine peut être considérée comme une névralgie ou mieux comme une névrose du grand sympathique. Les intoxications d’origine gastro-intestinale jouent dans la production de ces troubles une influence prépondérante. Mais l’histoire des migraines et de leur traitement est trop complexe ; elle offre trop de points spéciaux et distincts des névralgies pour rentrer, malgré une certaine analogie apparente, dans le cadre de cette étude.