‹ Le traitement des plaies infectéesChapitre 26 sur 79 · III. — PANSEMENT · texte numérisé non relu

III. — PANSEMENT

1" Manière de faire le sitôt que les tubes sont placés, on applique sur la plaie quelques compresses de gaze imprégnées de solution de Dakin. Ces compresses contribuent à fixer les tubes à la surface de la plaie. Les tubes ont été choisis assez longs pour que leurs extrémités non perforées sortent du pansement sur une longueur de quelques centimètres (fig.dl). 11 est nécessaire aussi que 4a partie perforée soit complètement enfoncée dans

pansement. — Aus-

la plaie

l'i". -il. — Pansement. — n. ITube adducteui sdans la plaie par la gaze placée au niveau ( -- Carrés de gaze stérilisés dans la vaseline

carrés de 8 à 10 centimètres de côté

parce que les orifices libres laisseraient échapper à l’extérieur du liquide qui serait inutilisé et pourrait être nuisible.

Après l’application des compresses sur la plaie, on protège la peau voisine maintenu cari’és de

le l’oriflce. gaze stérillisée ' dans de la vase¬

line (fig. 41).Des s ont été placés dans de la

106 STliRlfJSAriON CHIMIQUE.

vaseline jaune et stérilisés. Au moment du pansement, on les saisit avec des pinces et on les applique à la surface de la peau on ils adhèrent immédiatement. Ils constituent une excellente protection pour la peau qui, à la partie postérieure du tronc ou des membres, a une tendance à être irritée par l’hypochlorite. On termine le pansement par une feuille de coton protégée

bant et d’bne

autre feuille de gaze (fig. 43). Le côté où se trouve le coton hydrophile est appliqué sur la plaie. Les sécrétions sont donc absorbées sans pouvoir s'écouler facilement à l’extérieur à cause de la présence du coton non absorbant. Cependant l’évaporation

Fig. 43. — Section de la feuille. — A. Gaze. - 11. Coton cardé. C. Coton absorbant. — D. Gaze. .

se fait très facilement à travers cette couche presque étanche. 11 ne faut jamais employer d’imperméable.

L’application du pansement est rapide. On place la partie moyenne de la plaque de coton sous le membre et on rabat les deux côtés sur la face antérieure du membre par deux ou trois épingles de sûreté (fig. 44). On économise ainsi l’emploi d’une

bande. En outre, le pansement s^ouvre facilement et on peut examiner la blessure et vérifier la position des tubes sans avoir à dérangér et à faire souffrir le blessé. Au moment de l’application du pansement, on donne dans la feuille de ouate les coups de ciseaux nécessaires pour que les tubes de caoutchouc puissent sortir facilement à l’extérieur (fig. 3o et 45).

2“ Fixation des tubes et des canules. — Lorsque le pansement est terminé, les extrémités des tubes adducteurs sortent

; de gaze. C

ces tubes par groupes de deux o'u de quatre à l’aide des canules (lui ont été décrites plus haut (fig. 45). Dans le cas d’une fracture de cuisse, les huit tubes sont divisés en deux groupes et

1G8 STÉRILISATION CimUQUE.

unis à deux canules à quatre branches (flg. 46). Dans le cas où la plaie est trop étendue et où certains des petits tubes adducteurs sont trop courts pour être unis aux branches de la canule, on les allonge à l’aide de segments de tube de caoutchouc et de petits tubes connecteurs cylindriques, en verre.

l'ig. 16. — Disposition à la surface d’un pansement d'un tube connecteur en Y et de doux tubes distributeurs à quatre branches.

Ce travail se fait après le pansement au moment de l’installation de l’irrigation.

Après que les tubes ont été unis à la canule, celle-ci est fixée à la partie la plus haute du pansement. Par exemple, dans une fracture de cuisse, la canule se fixe sur le milieu de [la partie antérieure du membre. La fixation se fait simplement en

pinçant la partie la plus large de la canule dans une grosse épingle de sûreté, attachée elle-même au pansement (fig. 47). Puis on unit la grosse extrémité de la canule au tube irrigateur Venant de l’ampoule. La fixation exacte de la canule à la surface du pansement est importante. Grâce à elle, les petits tubes adducteurs demeurent dans la plaie à la place où ils ont été mis sans que le poids du tube irrigateur et les mouvements du blessé puissent les arracher.

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