APPLICATIOI^ DES TUBES DANS UNE PLAIE
On applique alors des tubes perforés de trous sur une longueur de 5 à 10 centimètres, et on les introduit aussi profondément que possible dans chaque diverticulum. Pour maintenir ces tubes dans leur position on place dans la partie centrale de la plaie, quelques compresses de gaze qui appliquent les tubes contre les tissus. Mais il est important que la gaze ne soit jamais tassee et qu’elle soit toujours séparée de la plaie -
Fig. 38. — Plaie anfracluouse de la cuisse. Deux tubes sont placés dans la plaie antérieure et un dans la plaie postérieure. Ces tubes sont appliqués sur la surface des tissus. Ils sont maintenus écartés par de la gaze placée entre eux dans l'orifice de la plaie.
par un tube (fig. 58).
On doit éviter de placer ces tubes au milieu de la gaze (fig. 59).
Dans les fractures du fémur, on peut maintenir la plaie béante à l'aide de courts segments de caoutchouc de 5 centimètres dp diamètre, qui sont maintenus écartés les uns des autres par d’autres
]i)4 STÊHILISATION CHIMIQUE.
tubes placés à angle droit. Coriime la pesanteur ne permet pas en général au liquide de stagner à la surface de la plaie, on dispose les tubes en nombre suffisant pour que le liquide jaillissant des trous, atteigne la totalité de la surface (fig. 58). Dans la vaste plaie d’une fracture de cuisse on applique au moins de 8 à 10 tubes.
G. Disposition des tubes suivant l’état de l’infection. — 1“ Plaies fraîches. — Les plaies fraîches saignent presque toujours. Si on applique des lubes perforés de petits trous dans une plaie contenant du sang liquide, le tube se remplit, le sang se coagule, et le tube s’oblitère. Il est essentiel, dans les plaies fraîches, de bien arrêter l’hémorragie avant de placer les tubes et de vérifier attentivement leur perméabilité avant de faire le pansement. Les plaies fraîches ne sécrétant pas ou sécrétant peu, on peut appliquer sans inconvénient à leur surface des tubes habillés de tissu éponge. Pour la même raison, la gaze est moins nuisible sur des plaies fraîches que sur les plaies qui suppurent.
2“ Plaies suppurantes. — La présence de pus sur une plaie doit faire rejeter entièrement l’emploi de tubes entourés de tissu éponge, parce que ce tissu se sature immédiatement de pus. De même on emploie le moins possible de mèches ou de compresses de gaze dans le pansement de ces plaies et on y multiplie les tubes. La gaze peut être placée à l’orifice de la plaie. Mais tous les diverticulums ne doivent contenir que des tubes et pas de gaze. Il est utile que les tubes y soient plus nombreux que dans une plaie fraîche de même dimension.
D. Vérification du fonctionnement des tubes. — .Want d’appliquer le pansement on vérifie le fonctionnement àes tubes (fig. 40) et la façon dont les différentes parties de la plaie reçoivent le liquide antiseptique. Celte épreuve permet de voir si les tubes n’ont pas été oblitérés par du sang et si la répartition se fait de façon égale sur toute la surface. En outre, elle montre quelle quantité de liquide est nécessaire pour remplir complètement la plaie, ou pour bu-
mecter toute sa surface si sa position ne lui permet pas de se remplir.
I/inflrmière doit assister à cette épreuve qui lui montre combien elle peut faire couler de liquide dans la plaie sans mouiller le malade.