‹ Le traitement des plaies infectéesChapitre 43 sur 79 · TECHNIQUES SUIVANT CONDITIONS · texte numérisé non relu

TECHNIQUES SUIVANT CONDITIONS

III. — DE L’EMPLOI DES DIFFÉRENTES TECHNIQUES SUIVANT LES CONDITIONS DES PLAIES

Les teclmiqiies précédentes sont choisies suivant les conditions particulières des plaies qu’il s’agit de refermer. Ou peut, en elfet, diviser ces plaies en catégories différentes d’après leur âge et la présence ou l’absence de suppuration antérieure.

1“ Fermeture des plaies fraîches devenues stériles avant le douzième jour. — Les plaies des parties molles peuvent être refermées dans la majorité des cas, c’est-à-dire dans près de 90 pour 100 des cas, avant le douzième jour. Comme, à cette époque, la peau est mol)ile sur les plans profonds, le rapprochement des lèvres de la plaie par bandelettes est hahiluellement pratiqué. Môme si la plaie est profonde et anfractueuse et s'il existe une fracture, l’opération n’est pas douloureuse et ne nécessite pas d'anesthésie. On peut refermer les plaies multiples d’un même blessé les unes après les autres à mesure qu’elles deviennent stériles. Si la peau a été iriitée par la teinture d’iode, ou bien si les plaies sont trop rapprochées pour que les bandelettes puissent être appliquées, on a recours à la suture, et, s’il y a une perte de substance, à la traction élastique. On emploie aussi la suture dans les plaies fraîches, lorsqu’on doit procéder à l’union de tendons, des muscles ou des nerfs. Comme on est obligé d’anesthésier le blessé pour faire les sutures nerveuses, tendineuses ou musculaires, on termine l’opération par une suture cutanée. A l’exception de ces cas, on se sert toujours des bandelettes qui ont l’avantage d’accoler les parties profondes aussi bien que les parties superficielles des plaies.

2“ Fermeture des plaies fraîches devenues stériles après le douzième jour.— Lorsque la stérilisation de la plaie n’est achevée qu’après le douzième jour, il n est plus possible d'employer des bandelettes. On pratique alors la suture. Comme la plaie a été mise d’emblée au traitement antiseptique et qu'il est probable que le tissu cicatriciel ne contient pas de microbes, on peut faire des points interstitiels au calgut sans danger de réinfection. Dans les plaies qui sont restées longlemp.s

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béantes on fait une approximation exacte des parties prpfondes. Il ne faut pas se contenter de réunir la peau.

O» Fermeture des plaies devenues stériles après -une période de suppuration. — Lorsque le traitement n'a pas pu être appliqué d'emblée et que la plaie a suppuré pendant plus ou moins longtemps, le procédé de fermeture doit être un peu différent. Dans ces cas, en effet, de nombreux microbes ont été englobés dans le tissu cicatriciel. Les frottis montrent que la surface de la plaie est stérile, mais ils ne donnent aucune indication sur l’état des parties profondes qui sont déjà cicatrisées. 11 est donc important de rapprocher les tissus sans les traumatiser, c'est-à-dire sans faire de dissection profonde, et sans appliquer de points interstitiels. En effet, le bistouri ou raiguille en passant dans la cicatrice qui renferme des microbes, déterminent des réinfections plus ou mois graves. On se contente donc de rapprocher les parties profondes à l’aide d’un pansement compressif et de suturer la peau. On peut aussi faire, dans un premier temps, la dissection des tissus, la préparation de la plaie à la fermeture, et le p issage des fils, et continuer pendant quelques jours la stérilisation de la plaie. Dans un second temps, on réunit la plaie. En prenant ces précautions, on obtient un résultat aussi favorable que dans la réunion des plàies qui n’ont jamais suppuré.

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