E) FORMES CLINIQUES
Elles sont extrêmement nombreuses, suivant la symptomatologie, la topographie, les associations possibles.
1° La symptomotologie permet de décrire des formes à début brusque, en réalité assez peu fréquentes, des formes marastiques, des formes purement douloureuses ou motrices.
2° La topographie des paralysies est assez constante. Toutefois l’on peut observer, en dehors de la paraplégie habituelle, des parésies du membre supérieur. Les polynévrites isolées, à type radial, sont très rares et ont une systématisation tronculaire peu nette.
Quant aux localisations sur le phrénique, le pneumogastrique, le facial, le moteur occulaire externe, elles” sont tout-à-fait exceptionnelles.
3° Plus intéressante est la forme pseudo-tabétique où les troubles sensitifs sont au premier plan. Mais l'absence de l’Argyll-Robertson et de modifications de liquide céphalo-rachidien font éliminer le tabès.
4°) Les syndromes de Landry se voient dans les formes très graves.
5° Nous avons parlé plus haut de la psychose poly-
AE
névritique : l’amnésie portant sur les faits récents, l’ingénuité et la tendance à la fabulation réalisent le véritable syndrome de Korsakoff, dont l’alcoolisme est
la cause habituelle.