D) COMPLICATIONS
A la lumière des examens électriques, il est aisé de poser le pronostic fonctionnel d’une affection, qui se déroule sans fièvre, en l’absence d’incidents pulmonaires. Il faut tenir compte cependant des diverses complications qui sont susceptibles de survenir :
1° Les séquelles trophiques, en particulier, constituant un danger qu’une surveïllance attentive des membres paralysés permettra d’éviter : les rétractions tendineuses des muscles postérieurs fixent le pied en varus equin avec orteil en griffe. \
2° Les séquelles sensorielles, secondaires aux formes qui s’accompagnent de névrites rétro-bulbaires, se traduisent par de la dyschromatopsie, un scotome central, une décoloration de la papille à sa partie temporale, perçue à l’ophtalmoscope, et parfois par de l’amaurose.
3° Les séquelles psychiques, se rencontrent sous forme d’indifférence, de puérilisme, d’euphorie avec diminution de la mémoire, et le syndrome de Korsakoff, plus ou moins caractérisé n’est pas rare.
4° Il nous faut maintenant souligner le rôle impor-
ES 1e
tant des affections intercurrentes. La grippe, l’érysipèle, revêtent une gravité exceptionnelle chez le polynévritique, et l’on sait que la tubterculose pulmonaire rapidement bi-latérale et mortelle est souvent à la base de l’étiologie.