‹ Le Traitement des Polynévrites alcooliques par l'ÉlectrothérapieChapitre 19 sur 41 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

L'IONISATION IODEE ET SON APPAREILLAGE

I. GENERATEURS : Les multiples générateurs de courant continu ne sont pas tous également recommandables.

1° Parmi les appareils qu’il faut se garder d’utiliser citons :

a) les appareils qui prennent directement le courant galvanique sur le secteur de ville. Ils sont dangereux, car ces secteurs ont fréquemment un fil à terre : il suffit en ce cas que le malade ne soit pas isolé pour qu’il reçoive une décharge de 110 volts qui peut être mortelle.

D’autrte part, ce courant du secteur est défecteux du fait de son irrégularité.

b) Les petites dynamos que BELOT a englobées sous le terme générique de « X. STATS ». Elles ne fournissent qu’un courant à oscillations très irrégulières.

2° D’autres sources sont bonnes, mais incommodes : ce sont les piles et les accumulateurs, dont nous fûmes tributaires jusqu’à ces dernières années,

a) Les piles servent encore pour les petits postes portatifs et présentent l’avantage de pouvoir être confiées à l'entourage du malade. Cependant, les phéno-

LE nee

mènes de polarisation, l'oxydation des fils de jonction, leur encombrement, tendent à les faire supprimer dans les installations fixes. ;

b) Les accumulateurs sont préférables du fait de leur faible résistance interne. Ils ne sont pas toutefois exempts d’inconvénients : leur lourdeur, les vapeurs toxiques qu’ils dégagent, et surtout, la nécessité de recharges fréquentes, sont cause de leur abandon.

3° L’appareillage en faveur actuellement consiste en dispositifs se branchant sur le secteur, dont ils transforment le courant alternatif en un courant continu, presque rigoureusement constant.

Voici leur description sommaire :

1 transformateur, dont le primaire est relié au secteur, possède un secondaire divisé en 2 parties : l’une, petite, destinée à alimenter le filament des deux lampes à 3 électrodes, l’autre, beaucoup plus grande, fournit le courant, qui traversera les lampes. Ces valves sont placées en sens inverse, chacune sur une des deux moitiés de la partie du secondaire destinée à leur envoyer du courant, Dans ces conditions, quand le courant du secteur est dirigé dans un sens, il passe par l’une de ces valves, dans l’autre sens, il passe par la seconde.

On obtient ainsi deux ondes successives de même sens. Ces ondes chargent un premier condensateur, qui se décharge lentement de telle sorte que le fosss qui sépare les pulsations se trouve comblé. En outre, le circuit comprend une self qui contribue, elle aussi,

Soie.

à cette atténuation. Le courant ainsi obtenu charge un autre condensateur qui fait disparaître à peu près toute irrégularité de débit (LAQUERRIÈRE).

La graduation du courant est obtenue au moyen d’un réducteur de potentiel, dont le gros avantage est d’être parfaitement progressif; malheureusement quand il est en rapport avec une batterie de piles ou d’accumulateurs, il est le siège d’un débit qui provoque une usure de la source.

Le courant continue sera mesuré au moyen d’un milliamperemètre, en série, sur le circuit d’utilisation.

Il sera amené au malade par l’intermédiaire de fils de cuivre assez gros, gainés de caoutchouc.

II. ELECTRODES : Elles sont de formes et de dimensions variables suivant la technique employée.

Généralement, elles se composent d’une plaque métallique recouverte d’une épaisseur convenable de tissu

- hydrophile.

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