‹ Le Traitement des Polynévrites alcooliques par l'ÉlectrothérapieChapitre 35 sur 41 · PM · texte numérisé non relu

PM

Extenseur propre du gros orteil gauche PM:

Jambier antérieur gauchei P, M. sup.

Rhéobase Chronaxie

en G mai 0,08 1mag 30 Omaf 0,24

. Contraction très

vive et très franche.

Contraction franchement lente et fort galvano-tonus.

Contraction vive de faible amplitude.

Chronaxie normale

CPU jee

Rhéobase Chronaxie Chronaxie en 6 normale Contraction! franchement lente et Jambier antérieur gau- galvano-tonique, che. Excitation! longi- amplitude plus tudinale. Oma7 26 grande qu’au P. M.

Contraction vive, amplitude meil- Jambier antérieur gau- leur qu’au P. M.

che. P. M. inf: OmaG 0,10 supérieur. 0,06 à 0,14 Long péronier latéral gauche, région du Contraction ra- PI -M. 1028 1,70 lentie. 0,16 à 0,32 Long péronier gauche. Contraction' lente, Excitation iongitudi- léger galvano-tonale. jn29 12 nus. Cependant la contraction est moins lente que pour le jambier antérieur et l’extenseur propre du gros orteil. 0,16 à 0,32

Il y a une tendance au pied creux du côté gauche qui s’explique par la prédominance des fléchisseurs.

Extenseur propre du

gros orteil droit.

P. M. 4ma] 1 0,16 à 0,32 Jambier antérieur Contraction ra-

lentie légèredroit. P! M. sup. mas 0,88 ment. 0,16 à 0,32 Jambier antérieur droit Pl Mint. jma7 0,14 Contraction vive. 0,06 à 0,i4

En résumé, on trouve non seulement une légère dégénérescence partielle localisée au domaine des SPE gauches mais aussi une augmentation de la chronaxie sans lenteur de la

contraction!

même perf.

du côté droit localisée exclusivement sur le

pi

A noter également une très légère augmentation de la chronaxie du vaste interne de la cuisse gauche. A la suite de ces constatations qui montrent que la lésion quoique prédominant au SPE gauche n’y est pas exclusivement localisée, l’on a repris l’examen clinique en faisant préciser au malade la chronologie des accidents et voici les résultats de cet examen :

1° Le trouble de la marche du côté gauche avait débuté avant le traumatisme du mollet, mais s’est surtout développé après ce traumatisme qui, il faut le remarquer, n’a pas porté sur le domaine du SPE.

2° Légère diminution de volume du vaste interne de la cuisse gauche.

3°) Cette localisation de la lésion à la fois dans le SPE droit et dans le SPE gauche avec atteinte légère du crural gauche éveille l’idée d’une polynévrite toxique.

En effet, l’interrogatoire apprend alors que le malade présente quelques antécédents éthyliques. Sans être un! buveur, il a pendant 5 ans absorbé exclusivement du vin! pur à raison d’un demi-litre par repas. Depuis 3 ans il boit un litre de vin par jour coupé d’eau. En! dehors des repas il prend deux à trois fois par semaine un apéritif! Il consomme assez peu de liqueurs.

Cliniquement, on trouve un léger tremblement des deux mains et l’interrogatoire met en évidence des rêves professionnels et des zoopsies,

Le malade est le premier à reconnaître son extrême sensibilité à l’alcool dont une dose insignifiante provoque des troubles digestifs et de la céphalée.

Evolution.

Le traitement fut appliqué à domicile par la femme du malade qui a appris la technique de la diélectrolyse dans le service du D' BourGuIGNoN. L'alcool a été radicalement supprimé.

Le 2} mai 1935, le malade revient consulter après avoir fait deux séries complètes de diélectrolyse avec ingestion de 30 gouttes de teinture d’iode,

La première série a eu lieu du 28 janvier au 22 février

DRE FA CPE

1935. La deuxième série du 18 mars au 12 avril 1935, la troisième série commencée le 6 mai fut terminée le 31 mai 1935.

Dans le courant de la troisième semaine de la première série de traitement une amélioration a commencé à se manifester; les mouvements nets de relèvement du pied sont apparus. Cette amélioration a été progressive et en un mois les mouvements ont été intégralement recouvrés. Le malade peut se tenir sur le talon en relevant le pied.

Les réflexes tendineux sont normaux et égaux des deux côtés. Le réflexe cutané plantaire est en flexion des deux côtés.

Donc guérison clinique complète.

Le 11 juin 1935, de nouveaux examens chronaxiques vont nous préciser l’amélioration.

1 examen Rhéobase Chronaxie

Vaste interne gauche. P. M. 2ma] 0,18 Extenseur propre du gros orteil droit.

P. M. Æ gmal 1 Extenseur. propre du gros orteil gauche P. M. 1m28 30 2 examen Rhéobase Chronaxie Chronaxies | normales V. I 7ma2 0,16 Contraction vive bonne amplitude. 0,06 à 0,15 V. I. 6ma 0,52 Contraction vive. 0,16 à 0,32 V. I 8mag 4,64 Contraction! ralentie sans galvanotonus. 0,16 à 0,32

En résumé l’on constate une grosse amélioration des chronaxies, mais il persiste encore un certain degré de dégénérescence surtout nette au niveau de l’extenseur propre du gros orteil.

Le 17-12-35, nouvel examen. De nouvelles séries ont été pratiquées. La 4° a eu lieu du 24 juin au 20 juillet, la 5° du 12 août au 6 septembre et la 6° du 30 septembre au 25 octobre. Entre la 6° et la 7° série il y eut un repos de 6 semaines. La 7° série fut commencée le 9 décembre.

Ar AE Le malade se sent tout à fait bien. Cliniquement on ne peut retrouver aucun trouble. Une sobriété totale semble avoir été observée.

Voici les derniers examens chronaxiques :

1% examen 2 examen Rhéo- Chro- Rhéo- Chro- Chronaxie base naxie base naxie normale en © en 6

3 Contraction vive, - Long péronier la- bonne ampli-

téral gauche P. M. 1m$8 1,70 3ma2 0,60 tude. 0,16 à 0,32 * Long péronier la- Contraction légè- - téral gauche. Ex- rement ralentie,

citation longitu- galvanotonus dis- | dinale. 1ma5 12 1ma7 2 cret.

à k OBSERVATION 10.

: (Service central d’électrothérapie de la Salpêtrière). Madame P..., 29 ans, sans profession, adressée par le Doc- 4 teur GARCIN.

La malade entre en Juin 1935, à Beaujon, dans un service : de chirurgie pour une grossesse extra-utérine. Pendant son ; séjour, apparition de douleurs dans les masses musculaires 3 des mollets et des mains. Progressivement les troubles mc- $

teurs apparaissent aux 4 membres empêchant la marche et F la préhension des objets. Depuis ces troubles ne font que | s’accentuer et l’amyotrophie s’installe. Elle est traitée à Beaujon par les courants exponentiels, sans résultat. À noter | une manifestation semblable il y a 12 ans, localisée à un È seul bras (allure de paralysie radiale avec douleurs).

| Le 16 août 1935, examen à la Salpêtrière.

La malade ne marche pas. La déficience motrice atteint aux membres inférieurs tous les groupes musculaires, mais avec prédominence sur les extenseurs surtout nette dans le territoire des deux SPE. L'extension des orteils est im-

RP

possible, les réflexes rotuliens et achilléens sont abolis. Les mollets sont douloureux à la pression.

En ce qui concerne les membres supérieurs, on constate que la flexion et l'extension des bras et des avants-bras sont possibles. Toutefois les deux mains ont une attitude tombante et la flexion et l’extension des doigts et des poignets n’est pas possible. Les masses thénariennes et hypothénariennes sont douloureuses à la pression. Le réflexe radio-périosté est presque aboli.

A noter la présence d’un syndrome psychique de Korsakoff : gaieté anormale, troubles de la mémoire.

L'examen somatique révèle un gros foie.

Globules rouges : 3.385.000, hémoglobine 75 %.

Urines normales.

Traitement.

Les Docteurs GARCIN et BOURGUIGNON prescrivent outre le sérum glucosé, en goutte à goutte rectal, et la strychnine à 2 milligr. prodie, la diélectrolyse transcérébro-médullaire. Ils conseillent les massages dès la disparition des douleurs.

Le mari se chargea d’effectuer les séances d’électrolyse suivant la technique prescrite par le D' BOURGUIGNON.

Le 30 janvier 1936, la malade vient à la Salpêtrière pour faire constater l’excellence des résultats.

A l’examen on voit qu’elle peut remuer les orteils, manger avec ses mains et même faire de la couture. Le psychisme est meilleur.

Le 13 février. Après 5 mois de traitement l’amélioration est remarquable. La malade peut s’asseoir dans son! lit. Les avants-bras et les mains ne sont plus en attitude de paralysie radiale. Tous les mouvements des membres supérieurs sont possibles. Aux membres inférieurs les mouvements d’extension des orteils ont réapparu mais il existe une légère tendance à l’équinisme, L’atrophie des mollets existe encore, mais il n’y a plus de douleur à la pression des masses musculaires.

La sensibilité aux membres inférieurs est voisine de la

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