CONCLUSIONS
1°) Pour mener à bien le traitement d’une polynévrite éthylique, il est indispensable d’en suivre fidèlement l’évolution au moyen de lélectro-diagnostic, classique ou des examens chronaxiques qui en sont l’exact reflet.
2°) L’ionisation iodurée devra être pratiquée le plus précocement possible. Elle ne peut avoir qu’une action sédative sur les phénomènes douloureux. Plusieurs observations le prouvent péremptoirement.
Seule l’absence de modifications électriques est susceptible de faire arrêter le traitement.
3°) Le choix de la technique variera avec la gravité des lésions. Dans les formes communes, l’ionisation longitudinale obtient des succès constants; Dans les formes graves, il semble particulièrement indiqué de recourir également à la diélectrolyse transcérébro-médullaire dont le mode d’action cadre fort bien avec les conceptions de l’anatomie pathologique. Son efficacité sur les troubles trophiques, sur l’irrigation du membre paralysé et sur l’état général a été mise en évidence chez de nombreux malades, atteints de polynévrites ou de poliomyélites antérieures aiguiés.
RSR
4e) Le traitement médical doit toujours être associé à l’électrothérapie. Ils se complètent admirablement; on doit donc prescrire, outre les injections d'extraits endocriniens et de vitamines B', un régime à base de fruits et de légumes verts.
La strychnine, à faible dose, est un précieux ad-
juvant.
5°) L’orthopédie préventive est de règle chez tous les sujets qui, vus tardivement, souffrent de troubles trophiques accentués.
Les troubles vaso-moteurs intenses seront améliorés par des applications d’ondes courtes, pratiquées dans l'intervalle des séances de diélectrolyse transcérébro-médullaire ou longitudinale. |
6°) L'efficacité du traitement, tient pour une grande part, à l’exacte observance du rythme des séances et à la bonne exécution de ses moindres points de détail.
La possibilité d’effectuer le traitement à domicile est un avantage, qui a une valeur indiscutable quand il s’agit de sujets à peu près totalement impotents.
7°) La thérapeutique préventive est en général assez décevante. La récidive est le lot de la plupart des polynévritiques, et ceci pour deux raisons : 1°) l’existence de troubles hépatiques et gastriques, qui sensibilisent le nerf définitivement; 2°) la difficulté d'obtenir une longue sobriété chez des malades au psychisme déficient.
ES Sen
À la vérité, il importe non pas d'éviter la rechute, tâche impossible, mais de prévenir le premier accident. co
Or, ce problème déhorde largement, croyons-nous, le cadre médical.
Vu : Le Président de Thèse, Vu : Le Doyen, STROHL, M. TIFFENEAU.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,
G. Roussy,