‹ Le Traitement des Variations Tensionnelles du Liquide Céphalo-RachidienChapitre 15 sur 17 · LION · texte numérisé non relu

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chien, elle provoque sur la pression artérielle un double effet : le premier, consiste en une chute tensionnelle brutale par arrêt temporaire du cœur ; le second, en une dilatation des artérioles, qui a pour résultat de provoquer une hypotension artérielle d'assez longue durée. Des manifestations correspondantes se retrouvent sur la courbe de la pression rachidienne : chute brusque et peu durable de ladite pression, correspondant à l'arrêt du cœur, puis montée rapide, qui s’amorce bien avant que le cœur ait repris ses battements et se prolonge durant toute la phase de dilatation artériolaire.

Les doses minimes d’acétylcholine ne provoquent pas l’effet cardiaque, mais seulement l'effet de dilatation artériolaire : cette fois la pression carotidienne s’abaisse plus lentement cependant que la pression rachidienne s'élève traduisant toujours l’action de la vaso-motricité. Dans ces deux expériences, on peut constater que la pression jugulaire dessine toujours une courbe parallèle à celle de la pression rachidienne mais l'hypertension veineuse ne semble pas ici la cause exclusive de l'hypertension liquidienne. Cette dernière est en plus conditionnée par la vaso-dilatation des artérioles encéphaliques. Sans doute, ces expériences n’en apportent pas la preuve directe, mais cette action des artérioles est très vraisemblable, si l’on veut bien noter que l’artère centrale de la rétine, qui a le même régime cireulatoire que les artères cérébrales, est dilatée par l'injection d’acétylcholine, ainsi que l’ont constaté

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MM. Besançon ViLLARET et ScHirr et WERTHEI- MER en recourant à l'examen du fond de l’œil.

Il y a plus : l’acétylcholine, remarquable .hypertenseur rachidien, quand on l’injecte dans les veines, l’est encore quand on l’administre par voie souscutanée, à dose thérapeutique humaine. Il est classique d'obtenir ainsi des hypertensions craniennes qui atteignent 5 à 6 centimètres d’eau. Et dans ces conditions, l'hypertension dure jusqu’à 20 minutes et plus, alors qu'avec les injections intraveineuses, elle ne se prolonge pas au delà de 2 ou 3 minutes. L’hypertension ainsi obtenue, dessine selon les cas, soit une courbe en plateau lentement descendante, soit une courbe ondulante dont la raison échappe.

M. Axpré LeMaIRE a tenté de reproduire le phénomène chez l’homme, en observant les évolutions du manomètre de Claude, laissé en communication, avec les espaces sous arachnoïdiens pendant une dizaine de minutes après l'injection de 0 g. 15 à Og.20 d’acétylcholine. Quoique l'appréciation des résultats soit difficile en cette circonstance, la pression rachidienne subissant des modifications notables du fait de circonstances physiologiques, comme la toux, l'effort, la respiration, dans la moitié des cas et toute cause d’erreur écartée, il a pu observer que l’acétylcholine, élève la pression rachidienne, parfois au point de doubler son chiffre. Une telle mesure ne pouvant être longtemps prolongée, la durée de cette hypertension reste incertaine.

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L’acétylcholine est donc un des plus intéressants médicaments de l’hypotension rachidienne. Il est sans danger, d'autant qu’il ne provoque jamais, chez l’homme, du moins aux doses habituelles, d’hypotension artérielle appréciable.

M. À. Lemaire à tenté de substituer à l’acétylcholine, l’-MmérTaYyLAcÉTYLcHOoLINE dont MM. Vrzra- RET et J. BESANÇON ont récemment montré l’activité aussi bien par voie jéjunale que parentérale. Mais. dans les expériences qu’il a conduites avec M. Parez, cette substance s’est montrée à peu près inactive sur la pression rachidienne.

Parmi les médicaments hypertenseurs rachidiens, Îl faut citer encore le NITRITE D'AMYLE.

Ce produit peut être employé en inhalation ou en injection intraveineuse. Son administration entraîne une rapide augmentation de la pression veineuse et de la pression rachidienne qui s’élève de 2 à 4 centimètres d’eau.

L’hypertension rachidienne est consécutive, à n’en pas douter, à la vasodilatation des vaisseaux encéphaliques, Baper, examinant le fond de l’œïl, a constaté sous l'influence du nitrite d’Amyle, une dilatation considérable des artères et des veines rétiniennes, vaisseaux ayant le même régime que les vaisseaux encéphaliques. Une trépanation pratiquée extemporanément par Srerrerte, Mac Brin et Scmürrer a permis à ces auteurs de surprendre une infection très marquée du réseau pial. Le rôle de la dilatation artérielle dans la production de l'hypertension rachi-

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dienne sous l’action du nitrite d’Amyle n’est pas douteuse. Mais MM. Lœper, A. LEMAIRE et PATEL, pensent avec raison que, l'hypertension veineuse doit encore jouer là un rôle principal et ils en voient la preuve dans ce fait, qu’on peut provoquer une hypertension veineuse et rachidienne très mette, par l’inhalation de nitrite d’Amyle à des doses liminales qui restent sans action sur la pression carotidienne.

Pavan et GirauD, prétendent que le mitrite d’Amyle abaisse la tension veineuse, mais ils ont pratiqué leurs «expériences sur l’homme et par conséquent sur la pression veineuse superfcïelle. Or les circulations veineuses superficielles et profondes ne sont pas soumises au même régime.

Le nitrite d’Amyle, exerce donc sur la pression rachidienne, une action hypertensive et cette action se produit, comme pour les autres produits par le moyen d’une hypertension veineuse profonde.

Prudemment manié, ce corps peut trouver des applications thérapeutiques dans certaines céphalées, dues à une hypotension marquée du liquide céphalorachidien.

M. A. Lemaire et Mlle Leserr ont signalé enfin l’action hypertensive céphalo-rachidienne de l'alcalnisation artificielle du milieu intérieur et sans doute des états d’alcalose,

Quant aux médicaments réputés pour leur action veineuse, tels que l’HAmAMÈIIS, le MARRON D'INDE, l’'avorasrine, la sERBERINE, ils n’ont guère d'action

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