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du point de vue qui nous occupe. Le fait pourrait sembler paradoxal, si l’on oubliait que la circulation veineuse profonde, dont dépend l’encéphalique n’est pas soumise aux mêmes règles que la périphérique. |
Parmi les substances hypotensives rachidiennes, nous avons déjà eu l’occasion de parler de l’YoHIMB1NE. Une dose d’YonIMBinE correspondant à 0,05 à 1 milligramme par kilo, provoque un abaissement de la tension rachidienne de 1 à 2 centimètres d’eau. Cette action est d’ailleurs très brève.
L’HISTAMINE est incomparablement plus active. Un centigramme de cette substance provoque une chute double de celle de l’yohimbine (2 à 4 centimètres d’eau) et dure beaucoup plus longtemps.
C’est encore par l'intermédiaire du réseau veineux encéphalique que ces deux médicaments semblent agir, plutôt que par le réseau artériel, car ni l’histamine, ni l’yohimbine ne dilatent les artères rétiniennes. |
P. G. Deucker, étudiant l’action de la CAFÉINE, sur la pression du liquide céphalo-rachidien a constaté chez 49 des 50 sujets observés, un abaissement marqué de cette pression, atteignant en moyenne 36 pour 100, pour une dose intraveineuse de caféine benzoate de soude de 0 gr.32. Cette diminution se produit dans les cinq minutes qui suivent l'injection. Elle dure un peu plus d’une demi-heure. L’action de la caféine se manifeste aussi bien dans le cas ou la pres-
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sion intracranienne est augmentée que dans ceux ou elle est normale.
Comment agit la caféine ? Deucxer, discutant son mode d’action, mvoque divers mécanismes : tout d’abord un effet circulatoire, le collapsus momentané du myocarde entraînant une baisse de la pression artérielle et conséquemment celle du liquide céphalorachidien ; ensuite l’action diurétique de la caféine, la déshydration de l’organisme entraînant une diminution de la pression liquidienne ; enfin une action stimulante de la drogue sur le centre respiratoire qui créerait un état d’alcalose, aboutissant à une diminution du liquide céphalo-rachidien.
L’injection intraveineuse de caféine semble donc recommandable, dans les cas d’hypertension intracranienne (tumeurs cérébrales, fracture du crâne, hémorragie cérébrale, céphalée des hypertendus, en l’absence de néphrite). Elle aurait donné des résultats dans les mains des neurologistes.
L’hypertension rachidienne, quoi qu’il en soit, n’est corrigée que d’une façon relative par la médication vasculaire et les substances dont nous venons d’établir l’action tensionnelle ne doivent pas faire oublier la valeur thérapeutique de la ponction lombaire.
Sans doute, son action immédiate, n’est pas durable puisque très rapidement, une demi-heure après la ponction, le chiffre initial de la tension est à nouveau rétabli. Elle n’est pas non plus toujours inoffensive, génératrice de réactions céphalalgiques et parfois de mort subite. Mais ces dangers sont évitables si l’on a