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réalise chez l’homme des lésions multiples, donnent à la première théorie, une valeur voisine de la certitude. L’oblitération de l’aqueduc de Sylvius, obtenue à l’aide d’un fragment de coton, coiffé d’une mince couche de gélatine, introduit dans le quatrième ventricule, provoque au bout de 48 heures, des symptômes d’hypertension cranienne avec somnolence et une hydrocéphalie très marquée constatée à l’autopsie, quatre à huit semaines après l’opération.
Notons que dans toutes les expériences de ce genre, les symptômes d’hypertension sont relativement lents à apparaître.
Inversement, si l’on introduit, dans les cavités cérébrales, un liquide susceptible de détruire, l’épithelium de revêtement des cavités et des plexus, on obtient une diminution du volume du liquide céphalorachidien. Le fait a été noté chez des paralytiques généraux qui avaient reçu des injections intraventriculaires de néosalvarsan.
Là encore, remarquons que l’expérience exige un délai de quelques jours, pour l’obtention d’un résultat.
Le liquide céphalo-rachidien est donc produit, continuellement, dans les ventricules cérébraux, où il y a une importante source de liquide dont l’origine est avant tout constituée par les plexus.
Quant à la production extra-plexuelle, elle est minime, si elle existe. Rieser, n’a-t-il pas montré qu’un cloisonnement des espaces sous-arachnoïdiens
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par une ligature autour de la moelle et de ses enveloppes, après vidage du liquide contenu dans la partie inférieure, isolée du cerveau et soustraite à l'influence plexuelle, empêche le renouvellement du liquide.
Que la formation extra-ventriculaire du liquide soit infime, par rapport à la source plexuelle, la chose est d'importance et vaut qu’on s’y attarde, car, du point de vue thérapeutique, une action localisée est plus facile qu’une action diffuse, en vue d’influencer la sécrétion et par voie de conséquence, la tension du liquide céphalo-rachidien.
Sécrété par les ventricules, le liquide est drainé vers les espaces sous-arachnoïdiens, par un courant continu et lent.
Les expériences réalisées avec des substances colorantes, ont montré que ce courant est dirigé vers des voies de résorption représentées surtout par le système lymphatique.
Là encore apparaît l’action possible de la circulation, sur la résorption et la rapidité du courant circulatoire céphalo-rachidien, action toutefois d’une certaine lenteur, comme celle de la sécrétion, comme celle du courant lui-même.
Quelle est l’intensité de ce courant ? sans entrer dans l’exposé des techniques employées pour l’étude du régime de ce courant, disons qu'il est lent. Les quantités de liquide recueillies varient de un centimètre cube à un centimètre cube et demi par heure.