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relevées au cours d'expériences diverses, en vue d’agir sur la pression rachidienne, font apparaître, presque constamment, l’action prédominante sinon exclusive du dispositif vasculaire des centres nerveux.
LA THÉRAPEUTIQUE DES VARIATIONS TENSION- NELLES DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN.
La pluralité des causes et des mécanismes physiopathologiques entraîne nécessairement une pluralité thérapeutique.
Compte tenu des actions différentes que nous venons d’exposer, des thérapeutiques variées ont été tentées contre les variations tensionnelles du liquide céphalo-rachidien.
On peut les répartir en deux groupes :
Les unes s’adressant aux hypertensions dues à une modification volumétrique du liquide ont cherché à agir sur la sécrétion ou la résorption.
Les autres, constituent les médications à action vasculaire. :
A. — Traitement des variations tensfonnelles dues au couple sécrétion résorption.
Nous avons déjà évoqué, les tentatives de réduction de la sécrétion, par l'injection dans les ventricules de substances, comme le néosalvarsan. Ces
SRE TUE.
expériences ont été faites sur des paralytiques généraux, sur des hydrocéphales ; mais ces infections assez mal supportées, sont dangereuses, même à faible dose.
L'emploi de la radiothérapie est de beaucoup plus intéressant. Dans le traitement des tumeurs cérébrales où cette thérapeutique a été mise en œuvre, il semble qu’il faille faire jouer un rôle important à l’action des rayons, non sur la tumeur ellemême, mais sur le plexus choroïdes. C’est ainsi qu’on à pu également signaler (MARBURG) la guérison d’hydrocéphalies essentielles (non tumorales).
ScaLirZzER et SPIEGEL ont provoqué chez le chien, par irradiation, des lésions histologiques des plexus choroïdes et ils ont montré que la rachicentèse» chez ces animaux irradiés, ne permet de recueillir que de très faibles quantités de liquide par rapport à des animaux normaux.
On a d’autre part, signalé, la disparition d’un écoulement nasal de liquide céphalo-rachidien, après radiothérapie.
D’autres procédés se sont attachés à diminuer la quantité de liquide céphalo-rachidien et conséquemment sa tension, en favorisant sa résorption.
Si l’on injecte, dans le système veineux, une solution hypertonique ; l'organisme en vue de rétabhir la concentration moléculaire du sang, provoquera un appel d’eau dans les espaces lacunaires et dans les espaces sous-arachnoïdiens, qui se sont que des
espaces lacunaires différenciés. Il en résultera une baisse de la tension rachidienne.
C’est ce qu'ont réalisé Weep, Mac KiBBen et Hvueuxson, en utilisant le chlorure de sodium à 30 GA le bicarbonate de soude à 20 %, le sulfate de soude à 30 %, le sulfate de magnésie à 15 /,, le glucose à 30 ou 50 %. Une solution de chlorure de sodium à 25 % leur a donné par les voies orales ou rectale, à très peu près, les mêmes résultats. Après une hypertension passagère, la tension rachidienne, s’abaisse rapidement à zéro.
Sacns, CusniNG, H4Dex ont appliqué ces constatations au traitement des hypertensions intracraniennes de l’homme et cette pratique est maintenant courante. Les neuro-chirurgiens y’ recourent le plus souvent avant d’opérer les tumeurs cérébrales à forte hypertension rachidienne.
Rieser et SoreL ont fait une étude chnique et expérimentale de cette méthode. L'efficacité de son action, n’est pas douteuse, mais elle a des inconvénients. À la concentration de 30 ©/, les solutions de NaCI provoquent une chute marquée de la pression artérielle, avec arythmie et syncope respiratoire. À des concentrations plus faibles, elles peuvent provoquer une véritable crise nitritoïde, avec vasodilatation intense, entraînant une brusque et considérable hypertension rachidienne.
Les solutions glucosées à 400 et même 600 sont
beaucoup plus maniables et jamais dangereuses, mais leur action est infidèle.
Pour si bien établi que soit le mécanisme de cette action hypotensive des solutions hypertoniques, il est impossiblede prétendre qu'il est exclusif. Il y a lieu de remarquer que l’action de ces solutions s'accompagne d’une chute marquée de la pression artérielle. Comment dès lors ne pas croire, qu’à côté de l’appel d’eau, dans les espaces sous-arachnoïdiens, s’exerce une autre influence due à la diminution du débit artériel dans les carotides et à la perturbation circulatoire encéphalique qui en résulte ? A l’accélération de la résorption hquidienne, s’ajoute donc iei encore, un processus circulatoire.
D’autres méthodes thérapeutiques se sont attaquées aux hypotensions rachidiennes en se basant sur le couple sécrétion-résorption.
Un moyen très élégant et à priori eflicace de relever une tension défaillante, consiste à admanistrer des substances capables d’exciter spéeifiquement la sécrétion plexo-choroïdienne. Les auteurs n’ont pas manqué d’y recourir.
Cusmine, Ween, Lericme ont employé, avec plus ou moins de succès : l'extrait hypophysaire ; Diasow, Hazre, Burron, Wgep, Cesran et Rieser, BECHT : l’extrait glycériné de plexus choroïde ; CLAUPE et ses élèves : la caféine, la théobromine, la prlocarpine.
Les expériences de MM. Lœper, André LEMAIRE et Parez ne laissent guère d’espoir dans la valeur de cette méthode. L’extrait de plexus choroïde non glycériné s’est toujours montré inefficace entre les
LiDE
mains de ces expérimentateurs, à quelque dose qu’on l'injectat et quelque prolongée qu’ait été l'observation. Certains extraits de lobe postérieur leur ont donné des hypotensions rachidiennes plus ou moins fortes, mais toujours brutales et transitoires, identiques dans leurs caractères à celles que produit l'injection du seul extrait presseur.
L’Allylthéobromine, selon ces auteurs, augmente incontestablement la pression rachidienne, mais à dose active et administrée par voie veineuse, elle. détermine souvent des convulsions et une hypotension artérielle importante, ce qui la rend inutilisable.
La pilocarpine, essayée par les mêmes expérimentateurs, leur a donné des résultats très inconstants et dont la cause semble beaucoup plus vaso-motrice que sécrétoire.
Les résultats obtenus avec ces différents produits, ne dépendent pas d’une augmentation de la sécrétion plexuelle, car l’hypertension obtenue est toujours brusque et synchrone aux variations circulatoires, simultanément provoquées ; elle ne leur survit pas. Elle ne dépend donc pas d’une action spécifique sur la glande choroïdienne, mais de l’action vasculaire du produit injecté.
Nous avons dit, que l'injection dans le système veineux de solutions hypertoniques avait pour résultat, de provoquer dans les espaces sous-arachnoïdiens un appel d’eau et une hypotension marquée. L'expérience inverse est possible. Elle devait tenter les expérimentateurs.