‹ Le Traitement du Cancer VésicalChapitre 19 sur 19 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

{. — En létat actuel de nos connaissances sur le cancer, le traitement chirurgical par cystectomie plus ou moins étendue, reste la seule méthode qui ait fait ses preuves d’une façon immédiate et au point de vue des résultats éloignés.

Les agents physiques (électrocoagulation, roentgenthérapie, radiumthérapie) n’ont pas tenu leurs promesses en tant qu'agents curateurs et ont trompé nos espoirs. Leur action ne peut être trop souvent considérée que palliative. D'ailleurs la grosse difficulté qu'on rencontre pour apprécier la valeur thérapeutique d’une méthode en matière de cancer vésical découle du fait qu'entre les tumeurs bénignes et les cancers les plus malins existe toute une série d’intermédiaires, ce qui peut parfois expliquer les succès et ce qui doit nous rendre très prudents dans nos appréciations et dans l’interprétation des statistiques.

Pour que le traitement chirurgical du cancer de

la vessie soit possible il faut que diverses conditions se trouvent réunies

— que la tumeur n'ait pas envahi par contiguité d’autres organes du petit bassin ; — qu’elle soit localisée nettement et uniquement à une moitié de la vessie ; elle peut mordre sur un des orifices urétéraux mais il faut que le second soit

indemne. C’est heureusement le cas habituel.

2. — Un certain nombre de précautions préopératoires doivent être prises : le diagnostic doit être posé avec précision (examen clinique, eystoscopie, biopsie si besoin). On pratiquera un examen complet du malade, on dressera un véritable bilan de la résistance de son état général, on étudiera son fonctionnement rénal (constante d’Ambard, phénolphtaléine, séparation des urines). On tiendra compte en plus de l’âge et de l’adiposité du sujet. On fera une désinfection du milieu vésical par des lavages et par la sonde à demeure, de la vaccination préventive.

3. — Une technique opératoire impeccable est de rigueur : deux points nous paraissent surtout devoir être mis en lumière, l’extrapéritonisation de la vessie et l'emploi du bistouri électrique qui limite l’hémostase et bloque les voies lymphatiques en diminuant les chances d'infection. Dans les cas de tumeurs basses où l’uretère doit être sectionné, on peut soit réimplanter l’uretère avec une sonde urétérale, soit mieux pratiquer la néphrectomie : c’est ce second procédé que nous préférons.

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4, — La mortalité opératoire dans la cystectomie partielle oscille entre 15 et 20 %.

Les résultats éloignés donnent 40 % de guérison de 1 à 5 ans.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de la Thèse, ROUSSY. MARION.

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