‹ Le Traitement du Delirium Tremens Par le MagnésiumChapitre 13 sur 20 · ACTION THERAPEUTIQUE DU MAGNESIUM DANS QUELQUES AFFECTIONS NERVEUSES · texte numérisé non relu

ACTION THERAPEUTIQUE DU MAGNESIUM DANS QUELQUES AFFECTIONS NERVEUSES

I] serait certes très intéressant de faire une étude d’ensemble sur le rôle thérapeutique du magnésium. Notre but cependant est plus limité et nous nous contenterons d'étudier l’action bienfaisante du magnésium sur les spasmes des muscles lisses et sur certains troubles nerveux.

RUBIN et RAPOPORT ayant produit sur le lapin, par l’injection de tartrate d’argotamine un spasme capillaire intense, facile à observer sur les oreilles de l’animal, constatent que l’administration consécutive d’une petite dose de chlorure de magnésium fait disparaître immédiatement le spasme. Le magnésium était évidemment l’agent actif, une expérience de contrôle avec le chlorure de s0dium n’ayant produit aucun effet.

Une autre expérience, ancienne déjà, faite par VuL.

PIAN et JOLYET, tend à prouver l’action paralysante sur

le muscle strié du sulfate de magnésie, rappelant à un moindre degré celle du curare.

C’est en partant des conclusions de VULPIAN, que CRUVEILHIER conseille le premier l’emploi du sulfate de magnésie dans le traitement du tétanos; GRIFFON, puis F. RAMOND rapportèrent quelques cas de guérison. Mais il persiste parfois de l’incontinence fécale après ces injections intra-rachidiennes de sulfate de magnésie. F. Ra- MOND a remplacé le sulfate de magnésie par le bromure de magnésium qui paraît donner de bien meilleurs résultats.

Dans l’éclampsie, NoLENSs, puis BROWKIN se sont bien trouvés du sulfate de magnésie. Là encore le bromure de magnésium est préférable (P. Ramonp).

Marinesco en 1908 publia quelques cas heureux de chorée grave, traitée par le sulfate de magnésie en injections intra-musculaires; ses conclusions furent confirmées par CAPITE, CONTRERAS, de GRISAC et RABINOWITEZ. Ces derniers auteurs employèrent le chlorure de magnésium et G. VauRs le bromure de magnésium en injections intraveineuses.

Récemment encore, KRAMER rapportait plusieurs exemples de maladie de Little, d’hémiplégie spasmodi-

NoLeENs : Brux. med. 1935 n° 45.

BROWKIN : Brux. med. 1936 n° 25.

CoNTRERAS : Presse Med. 1935.

DE Grisac : Jal. Med. et Chir. Prat. Octobre 1937.

un

que, et même de sclérose en plaques grandement amélio-

rées par l’usage des sels de magnésium halogénés.

; 3 On voit que l’action antispastique ou anticonvulsi- 2 vante des composés magnésiens est basée sur l’autorité , de cliniciens et d’expérimentateurs de valeur. Nul doute à que sous leurs auspices, le magnésium ne devienne une 3% des médications les plus employées en pathologie ner- | veuse.. ÿ

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