‹ Le Traitement Du Goitre Exophtalmique SyphilitiqueChapitre 23 sur 28 · CUIR, PS · texte numérisé non relu

CUIR, PS

à tour essayés les sels d’arsenic, de mercure et de bismuth.

De ces résultats nouveaax portant sur 28 cas, il y a lieu de distinguer 4 guérisons complètes, 8 grandes améliorations, 6 légères améliorations, 10 échecs,

ces chiffres joints à ceux précédemment signalés dans ma thèse donnent la proportion suivante :

Guérison 2 nn ne pre 23 0/0 Grande amélioration.....1....... 29 o/o Légère amélioration. ............ 25 0/0 HChéCe er CO RP nus 23 0/0

Peut-on dégager de notre expérience une conduite univoque à tenir en présence d’un goilre exophtalmique préjugé syphilitique ? Il y a lieu de signaler tout d’abord le goitre spécifique de la période secondaire, où les lésions sont surtout vasculaires, c'est-àdire volontiers accessibles au traitement, Nous avons surtout fait appel au novarsenobenzol qui permet de frapper vite et fort. Dès une première série d’injections, d’une valeur de 4 à 5 grammes du médica-

ment, le syndrome semble s’alténuer remarquable-

ment et une reprise du même produit achève la guérison. Il ne reste plus alors qu'à suivre le malade comme un spécifique banal en s’aidant pour lefaire, des renseignements toujours précieux de la réaction de Wassermann. Nous sommes persuadés que lorsqu'un goitre, survenu en pleine période secondaire ne s'améliore pas considérablement après 10 gr. de

novarsénobenzol, c’est qu'il ne relève pas du trépo-.

nème.

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A deux reprises, le cas s’est présenté devant nous, en vain nous avons prescrit le bismuth et le mercure, mais il est naturel de supposer qu’un sujet syphili- : tique puisse être atteint d’un syndrome de Basedow d’une autre origine.

Lorsque les lésions syphilitiques s’accentuent, faute le plus souvent de traitement suffisant, qu’il y a organisation conjonctive puis gommeuse ou sclérogommeuse, il est évident que la thérapeutique a une action plus médiocre, les améliorations relatives et même les échecs sont plus explicables.

C’est à l’iodure qu’il faut avant tout faire appel en ‘face d’un goitre d'aspect cirrhotique lobulé ou ficelé ; on prescrira après avoir tâté la susceptibilité du sujet, 3 à 4 grammes du sel par jour et ce taux devra êtré continué pendant trois semaines en évitant autant que possible toute interruption. Une simple cure iodurée peut faire fondre la tumeur aux trois quarts, l’action d’un autre ageni anti-spécifique vient alors heureusement compléter l'effort thérapeutique. Nous n'avons utilisé le bismuth que dans ‘un cas, sous forme d’iodo-bismuthate de quinine, le succès a été remarquable.

Antérieurement au bismuth, nous avons prescrit l'arsenic sous forme de novarsénobenzol à la dose de 4 à 6 grammes, par série, avec traitement Ho entre deux cures, en cas d'intolérance au g1#, sulfarsénol pourra être formulé.

Le mercure peut enfin lui aussi jouer un rôle utile, soit sous forme d'injections intra-veineuses ou

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intra-musculaires bi-hebdomadäaire de cyanure d’hydrargyre à la dose de o gr. or à o gr. 0», trois semaines durant, soit sous forme d'huile prise en injections hebdomadaires pendant six semaines.

«Il y a, dit en terminant le Dr Schulmann, dans le choix de ces corps, mercure, arsenic, bismuth, une question d’âge et de tolérance qui forcément intervient et qui écarte tout programme thérapeutique absolument univoque. »

Si la modification arsenicale marque un grand et décisif progrès sur la médication mercurielle, si sa rapidité d'action est éminemment précieuse dans tous les cas où pour des raisons diverses il faut agir vite, les observations qui suivent montrent l’action vraiment stérilisante du mercure quand {l’électrothérapie lui est associée.

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