INTRODUCTION
La possibilité de l'infection tréponémique à la clef du goitre exophtalmique est actuellement indiscutée. Schulmann, dans sa thèse sur le goitre exophtalmique syphilitique, a montré que le syndrome peut survenir à un moment quelconque de l’évolution morbide, tantôt en pleine période secondaire, tantôt au cours de la période tertiaire, très tardivement parfois. |
Fréquemment l’hérédo-syphilis est en cause, donnani lieu à des formes frustes et dont la résistance au traitement est particulièrement accusée.
Existe-t-il un traitement univoque de cette affection ? Les diverses observations, très rares, éparses dans ia littérature médicale, prouvent le contraire. Il est bien évident que tel malade, suivant le degré ou la qualité de l'infection, suivant ses réactions humorales, ses antécédents héréditaires ou personnels, l’état d’usure de ses différents organes pourra
se montrer différent de tel autre vis-à-vis du traitement institué.
L’arsenic, le mercure, l’iodure, le bismuth furent successivement employés avec des résultats variables.
__ «La valeur thérapeutique d’une cure, dit le professeur Jeanselme, varie selon les doses administrées et la voie d'introduction. »
Nous essaierons de montrer que les frictions mercurielles sur ‘le corps thyroïde, associées au traitement électrothérapique, méme lorsque la syphilis n'est pas directement incriminée, donne de beaux résultats.
Notre ami, le D' René Frauquet de Reims, dont nous avons souvent admiré la sûreté de diagnostic, a eu l’occasion de traiter par cette méthode 4 malades atteints de goitre exophialmique.
Les résultats furent très remarquables. Nous publierons à la fin de ce travail, les observations qu'il a eu l’obligeance de nous communiquer.
Qu'il veuille bien trouver ici l'expression de notre vive gratitude !