‹ Le Traitement Du Goitre Exophtalmique SyphilitiqueChapitre 6 sur 28 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C’est un médecin anglais du xvim° siècle, Parry (Cabeb, Hilliard) dont les œuvres posthumes ne

furent publiées, par son fils, qu’en 1825, qui a dé-

couvert le goitre exophtalmique.

On a voulu en attribuer la découverte à Saint- Yves, à Demours, à Flajani, à Testa, mais ces prétentions ne résistent pas à la critique.

Si Parry incontestablement a vu le premier cette maladie, ce sont les belles descriptions de Graves et de Basedow qui l’ont fait connaître.

Les leçons de Graves, professées en 1835 à l’hôpital de Dublin, ne furent éditées qu’en 1843, alors que le mémoire de Basedow avait paru dans l'intervaile, en 1840.

En l’année 1356, Charcot, alors chef de clinique, publiait la première observation française.

Nous nous bornerons à rappeler ici la célèbre discussion qui, en 1860, à l’Académie de Médecine, mit aux prises d’un côté Trousseau défenseur de la nouvelle maladie, et de l’autre Bouillaud, Piorry et Beau, l'étude du tremblement et des formes frustes faite par Pierre Marie, les vues de Gauthier (de Charolies) et de Môbius sur la pathogénie, les recherches

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de Gilbert Ballet et d’Enriquez sur la reproduction expérimentale de cette affection. Chemin faisant nous citerons les principaux auteurs qui ont contribué à écrire son histoire. Cette histoire est loin d’être achevée : il existe encore beaucoup de lacunes et d’hypothèses, tant dans l’étiologie que dans la pathogénie et l’anatomie pathologique de la maladie de Parry.

SYMPTOMATOLOGIE

Nous prendrons comme modèle de prescription la forme typique, nous réservant de dire un mot à la fin de chapitre des formes frustes.

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