‹ Le traitement du placenta præviaChapitre 13 sur 13 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

1° De toutes les méthodes employées pour le traitement du placenta praevia, deux sont particulièrement à mettre en évidence : la rupture large des membranés, pour les méthodes obstétricales, la césarienne basse, pour les méthodes chirurgicales. Au cours de ce travail, nous avons vu que chacun de ces procédés avait ses indications particulières et bien définies. Il nous semble que l’on puisse dire avec MM. Paucot et Reeb :

«Les hémorragies par insertion basse du placenta ne sauraient justifier la pratique systématique des méthodes chirurgicales. Elles restent en majorité justiciables de la rupture large des membranes, car dans la mesure où cette méthode donne des résultats supérieurs pour les mères, nous n’avons pas le droit de l’abandonner dans le seul but de sauver l’enfant. En dehors de cette intervention, et quand elle reste inéfficace, la césarienne basse est alors le procédé de choix, car elle sauvegarde la vie de la mère et s’affirme franchement très supérteure à tout autre traitement pour le salut de l'enfant. »

90 La conduite à tenir, en cas de placenta praevia, peut schématiquement, se rapporter à deux cas prin- Cipaux :

a) Si l’on se trouve en présence d’une :

— présentation longitudinale,

— avec bassin normal et

— dilatation ou perméabilité correspondant à 2 fs, la Rupture large des membranes est alors la grande méthode de traitement qui donne la plupart du temps, les résultats les meilleurs.

b) Au contraire, s’il existe :

— un obstacle pelvien,

—une présentation anormale, à laquelle le placenta praevia peut prédisposer,

— une insertion centrale, la rupture large des membranes est impossible à pratiquer, la césarienne basse est alors le procédé de choix.

Voilà les deux traitements ayant chacun leurs indications et répondant à la majorité des cas et qui, conjugués, donnent les meilleurs résultats.

Quant aux autres méthodes, elles ont toutes à leur actif un pronostic fœtal désastreux et doivent entrer dans le cadre des mesures de fortune ou d’exception.

3° Nous avons vu, en outre, que la conduite thérapeutique dépendait beaucoup des conditions dans lesquelles on se trouvait et qu’il serait souhaitable de ne soigner ces femmes qu’en milieu obstétrical bien organisé, ou centre chirurgical.

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4° Le traitement médical viendra compléter heureusement l’action du traitement obstétrical ou chirurgical. La transfusion sanguine peut rendre les plus grands services, en ce cas, non seulement pour lutter contre l’'anémie aiguë, mais encore contre les dangers d’infection.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, TIFFENEAU JEANNIN

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, G. Roussy.

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