‹ Le Traitement mixte de la Syphilis par l'Association conjuguée de l'Arsenic et du BismuthChapitre 10 sur 45 · SUPÉRIORITÉ DE L’ARSENIC · texte numérisé non relu

SUPÉRIORITÉ DE L’ARSENIC

Avant d'aborder les arguments qui militent en faveur de la méthode mixte simultanée, il nous faut bien envisager auparavant la valeur relative de chaque médication spécifique employée seule dans le traitement d'attaque de la syphilis.

Mais qu'entend-on par traitement d'attaque : quelles sont ses indications, ses qualités ?

« C’est, écrit M. Ravaut (Syphilis, Paludisme, amibiase, Masson, 1921), le traitement, non seulement de la syphilis commençanté (chancre ou accidents secondaires), mais celui que l’on doit encore utiliser chaque fois que les signes cliniques, les signes humoraux et l'étude du malade mettent en évidence ou font soupçonner l'existence de foyers parasitaires ».

Telles sont les indications d’un traitement d’attaque intensif, toutes réserves étant faites pour le trop grand âge du malade ou les localisations viscérales signalées dans l’introduction. :

Ce traitement doit obtenir sur les accidents cliniques, surtout s’ils sont contagieux, et sur les phénomènes sérologiques des résultats aussi rapides que possible.

Ces résultats doivent être stables et même définitifs si

la syphilis a été traitée à temps : c’est-à-dire qu’il doit « non seulement réduire le parasite au silence, dit M. Ravaut (loc. cit.), mais encore le détruire dans ses foyers profonds » et mettre ainsi le sujet à l’abri des rechutes.

Si ce résultat est atteint, on peut espérer avoir obtenu la stérilisation de l'organisme, but suprême du traitement d’attaque.

Ces données étant établies, voyons dans quelle mesure y répond chacun des trois tréponèmicides.

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