‹ Le Traitement neurochirurgical du Mégadolichocôlon d'après 20 observationsChapitre 11 sur 36 · SR RO · texte numérisé non relu

SR RO

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ces dilatations d'organes à une cause générale, à savoir un trouble de l’innervation extrinsèque, portant sur le sympathique inhibiteur, aussi bien des fibres circulaires que des fibres longitudinales. Il ne s’agit donc pas, dans tous les cas, d’intestin, d’estomac, d'uretère, de vessie, d’œsophage, forcés. Ces dilatations peuvent disparaître parfois instantanément, le plus souvent assez rapidement, si les troubles nerveux sont corrigés comme dans l’anesthésie du sympathique lombaire, et, inversement, ils peuvent être déclanchés par l’administration de toxiques : ce sont les cas de mégadolichocôlons, de mégaæsophages et de mégaduodénums rapportés récemment par HizzemanD (Presse médicale), à la suite de toxicomanies, et loin de s’opposer à la théorie uniciste de Lericue comme le pense HirrEeMaAnD, ces faits nous apportent des arguments en faveur de la théorie que nous soutenons.

A l’appui des idées que nous avançons, nous allons voir maintenant l'effet de l’anesthésie du sympathique lombaire sur un cas de mégacôlon. C’est d’ailleurs un test constant, et il faut admettre que lorsqu'il n'existe pas, c’est que la chaîne lombaire ou le splanchnique n’ont pas été atteints par la solution anesthésique.

Le mieux est de commencer l’examen par une radioscopie sans préparation. On peut ainsi, avant le lavement, avoir une idée très exacte de la dilatation et se rendre compte qu'aucune contraction n’anime le segment dilaté. Ce n’est qu’ensuite que le lave-

ment baryté est administré, le plus souvent sans

LR VRP

déterminer de douleurs ni de contractions. Il faut

des quantités importantes de bouillie barytée pour

remplir tout le côlon ; souvent 3 litres de bouillie ne suffisent pas. L’atonie est encore plus évidente après ce lavement opaque. L’infiltration lombaire est faite sur la table de radiologie à hauteur

de L, soit uni-, soit bilatérale. Si l’anesthésie lom-—

baire a été correctement faite, dans les 10 minutes :

qui suivent, des contractions plus ou moins impor— tantes, mais toujours très évidentes à la radioscopie, apparaissent. Parfois le malade accuse des sensations de coliques, et, si l’infiltration a été bilatérale, il éprouve souvent le besoin d’aller à la selle. On perçoit plus rarement quelques gargouillements traduisant le réveil du péristaltisme. Ceci se produit, qu’il s’agisse du mégacôlon de l’enfant ou du mégacôlon de l’adulte, ou simplement de dolichocôlon.

Force est donc d'admettre que ces affections en apparence si différentes relèvent d’une même cause et il est normal de s’adresser à un traitement étiologique comme l’est dans le cas présent la sympathectomie lombaire associée suivant les cas à la splanchnisectomie. Ce n’est que dans les dilatations vraiment énormes où ces interventions sympathiques sont pratiquées trop tard et ne donnent de ce fait qu’un résultat incomplet, qu’il est rationnel d'envisager une colectomie le plus souvent partielle.

Les observations qui suivent vont mettre nettement en évidence la façon dont nous comprenons le traitement du mégadolichocôlon.

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