‹ Le Traitement Obligatoire de la SyphilisChapitre 15 sur 15 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

FE. — Devant l'importance du fléau que constitue la propagation de la syphilis, des mesures prophylactiques sévères s'imposent.

Il. — L'existence d’une thérapeutique réalisant d’une façon quasi absolue la stérilisation des malades contagieux rend légitime l'application obligatoire d’un traitement.

I. — La réglementation de la prostitution est une application partielle et limitée du principe de l'examen systématique des suspects et du traitement obligatoire des malades contagieux.

Ses résultats pratiques sont indiscutables, mais étant donné, la qualité des malades ainsi traitées et le nombre infini des contagions auxquelles elles sont exposées il est impossible d'obtenir une sécurité absolue.

La réglementation est d’autre part, une mesure insuffisante, car les prostituées ne constituent que le dixième des sources de contagion de la syphilis.

IV. — Des dispositions légales établissant le régime de la coercition pour tout individu qui refuse de se

faire traiter, sont utiles. Elles permettent en dernier recours d'agir contre des individus inconscients de leur responsabilité, et qui ne se soumettraient que sous la menace de sanctions judiciaires.

V. — Le traitement obligatoire de la syphilis n’est pas une utopie. La méthode expérimentée dans de nombreux Etats a donné d'excellents résultats sans qu'il ait été nécessaire d'établir un régime draconien de contrainte.

Il reste en effet, entendu que le déclenchement des mesures prévues par la loi, ne doit pas être fait à la légère, le secret professionnel devant être jusqu'aux dernières limites, respecté.

VI. — Si l'obligation du traitement ne devait avoir pour effet que d'amener la moitié des récalcitrants à se traiter, ce serait encore une mesure de grande valeur : elle augmenterait d'autant le nombre de malades que les autres méthodes de prophylaxie permettent de toucher, et atteindrait précisément les individus obsti-

nément réfractaires à ces méthodes.

Vu : Vu.

Le Doyen, Le PRÉSIDENT DE LA THÈèse ROUSSY. TANON.

Vu et permis d'imprimer :

Le RECTEUR DE L’ACADÉMIE pe Panis,

S. CHARLETY.

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