D ONE
par suite du volume considérable des fibro-cartilages (disques égälant au moins le tiers du volume des corps vertébraux), et, d'autre part, de l’écart existant entre les lames cervicales peu hautes, et de l’atrophie normale des apophyses épineuses moyennes, écart eb atrophie permettant le tassement des arcs postérieurs.
La colonne dorsale dans l'extension est simplement rectiligne,ou décrit en avant par ses corps une convexité très faible.
Les corps vertébraux s’écartent très pew, le tassement des arcs postérieurs étant excessivement limité, par suite de la hauteur des lames qui arrivent rapidement au contact, et de la forme des apophyses épineuses (longues, larges, verticales) qui se superposent presque exactement à tel point qu'on les compte très difficilement quand l’extension de la colonne dorsale est très marquée. Au niveau des trois dernières vertèbres dorsales, qui se rapprochent anatomiquement des lombaires, l'extension est plus accentuée.
La colonne lombaire exagère dans l’extension sa concavité en arrière de l’état de repos. Les corps vertébraux s’écartent avec production d'un large sillon intervertébral.
Les arcs postérieurs se tassent par le rapprochement des lames et des apophyses épineuses séparées normalement par un grand intervalle.
C.— Inclinaison latérale du rachis. — La flexion latérale,qu'on nomme improprement inclinaison,est possible grâce à la compressibilité et l’élasticité des disques intervertébraux qui s’aplatissent dans leur moitié correspondant au côté fléchi et s'étendent dans la moitié opposée.
Au cou,ce mouvement est très étendu ; l'oreille peut être amenée presque au contact de l’épaule.
Au dos,l'inclinaison latérale est assez étendue sans être considérable,et sa recherche est très utile dans l'étude de la contracture pottique (l'extension de la colonne dorsale étanttrès limitée).
Aux lombes,l'inclinaison latérale est bien moins étendue qu’au niveau du cou, mais supérieure à celle du dos.
D. — Torsion du rachis. — La torsion du rachis, ou rotation autour de son axe, a un mécanisme assez complexe, et présente ici peu d'intérêt pratique.
d’une coupe de colonne vertébrale avec foyers tuberculeux
Fic. 6. — Dessin (d’après nature) physes épineuses, lames pédicules), comme
multiples siégeant sur le rachis postérieur (apo sur le rachis antérieur (foyers cervical, lombaire).