‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 30 sur 96 · MC ES · texte numérisé non relu

MC ES

Fi. 22, D'après nat. (Ménard). — Ablation de deux corps vertébraux du cou (quatrième et cinquième). /nfleæion sans tassement des arcs postérieurs.

L'inflexion est incomplète par suite du coincement des apophyses transverses entre les segments. ; L'inflexion atteint 35 à 40 degrés.

Fic. 23. D'après nat. (Ménard). — Variante de l'expérience de lu fiqure 37.

Le tassement fort des ares postérieurs et le coincement intersegmentaire des vertèbres mutilées empêchent complètement l'inflexion.

vienne en contact avec le segment inférieur: l’inflexion reste incomplète.

20 {nflexion supprimée ou très diminuée. — Malgré cette interposition, on observerait un certain degré d'inflexion en avant (la hauteur de l’apophyse transverse interposée égale celle d'un demi-corps), même pour un seul corps vertébral détruit, mais chez le vivant cette inflexion disparait complètement pour un ou deux corps détruits, ou disparait en grande partie quand la lésion destructive s'étend à plus de deux vertèbres, par suile du fassement des

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arcs postérieurs correspondants normalement, très éloignés les uns des autres (fig. 23).

Ce tassement qui est considérable, puisque la colonne cervicale est hyperextensible, est dü à l’attitude de la tête, qui, spontanément ou thérapeutiquement, bascule en arrière, reculant ainsi dans le même sens le centre de gravité.

La contracture des muscles de la région postérieure du cou exagère encore cette extension.

3 Pas de gibbosité ou gibbosité presque insignifiante. — On le voit, la gibbosité ne peut pas être considérable dans la colonne cervicale ; d'autant moins que même si un certain degré d’inflexion existe, malgré l'interposition des pédicules et des apophyses transverses entre les segments et malgré le tassement des arcs postérieurs, les apophyses épineuses très grêles n'arrivent que très rarement à dépasser par leur sommet la ligne droite pour former la courbure convexe en arrière qui formerait la gibbosité.

Le recul des apophyses épineuses des troisième, quatrième, cinquième vertèbres cervicales (toujours minime) les rend simplement perceptibles pour le doigt qui palpe, ce qui n’a pas lieu normalement.

4° Lordoses peu marquées. — Si cependant le mal de Pott cervical s'accompagne d'une gibbosité (mais toujours minime), il peut se former tardivement des courbures de compensation ; on remarque alors une légère lordose cervico-dorsale, et dans les cas graves, heureusement exceptionnels, un véritable creusement du dos.

La tête, dans ce cas, se renverse en arrière avec disparition de l’espace atloïdo-occipital.

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