SI COLONNE LOMBAIRE
La colonne lombaire présente en général des gibbosités peu prononcées.
1° Inflexion complète. — Si l'on crée un mal de Pott expérimental en supprimant un ou deux corps vertébraux lombaires ou
put
des portions cunéiformes de corps voisins,on constate que l’inflexion est complète, c'est-à-dire que, les pédicules s’attachant ici à la face postérieure des corps vertébraux, rien ne s’oppose, à part les ligaments jaunes facilement vaincus d’ailleurs, à ce que l'extrémité des deux segments vienne en contact et forme un angle rentrant (angle intersegmentaire assez marqué) (fig. 24).
Fig. 24. D'après nat. (Ménard). — Ablation de deux corps vertébraux lombaires (deuxième et troisième).
Inflexion complète sans tassement des arcs postérieurs. Fic. 25, D’après nat. (Ménard).
Ablation de deux corps vertébraux lombaires:
Inflexion complète, dont l'étendue est diminuée par le tassement des arcs posté-
rieurs.
Rapprochement des arcs postérieurs et raccourcissement des ligaments jaunes de
toute la région lombaire.
2° Inflexion très diminuée. — Mais le rachis lombaire étant très extensible, les arcs postérieurs assez éloignés l’un de l'autre peuventse tasser (par glissement l’une sur l’autre des apophyses articulaires), et ce tassement a pour effet de redresser le segment supérieur et de diminuer l'angle d’inflexion.Ce tassement, d’ailleurs, est beaucoup plus prononcé en réalité chez le malade bien traité et
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jeune, qui continue sa croissance, que dans un mal de Pott expérimental, par suite de l’atrophie des ares postérieurs et de la malléabilité osseuse assez prononcée chez l'enfant, malléabilité qui permet un plus grand tassement |fig. 25). :
3° Gibbosité minime. — Aussi n’observe-t-on que des gibbosités très peu marquées, même dansle cas des grandes destructions
Fie. 26 (Ménard). — Mal de Pott lombo-sacré. Destruction de toute la région lombaire du rachis.
Flexion très marquée des genoux pour établir la compensation,
osseuses comme le montre la figure 16 représentant une colonne pottique dans laquelle les cinq corps vertébraux lombaires ne forment plus qu'un coin osseux minime. On y voit une atrophie des plus nettes des arcs postérieurs (certains pédicules sont dix fois moins hauts que normalement) et un redressement du sacrum qui ä basculé en avant, comme c’est de règle dans tout mal de Pott lombosacré ou lombaire assez marqué.
4° Lordoses spontanées peu prononcées. — Le mal de Pott lom-
baire causant peu de gibbosité exige moins de lordoses compensatrices pour rétablir l'équilibre. Si la destruction osseuse est grande et la gibbosité assez prononcée, il se produit une lordose Spontanée dorso-lombaire —- c’est-à-dire au-dessus de la cyphose—:
Fie. 27 (Ménard). — Mal de Pott cervico-dorsal.
Compensation très établie en haut par l’extension du cou et de la tête, en bas par le redressement du dos.
Fie. 28 (Ménard). — Mal de Pott dorsal supérieur.
Grosse gibhosité de rayon assez court. Compensation très établie au-dessous, dos creux; incomplète au-dessus, malgré l’extension du cou et de la tête. Le menton touche le thorax déformé, globuleux.
le dos se cambre, les épaules sont rejetées en arrière ; de plus se produitune lordose lombaireinférieure quandles dernières vertèbres lombaires sont saines. Dans le cas contraire, et si la gibbosité est assez prononcée, le malade estobligé, pour rétablir l'équilibre, de flé-