‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 44 sur 96 · LOS EE · texte numérisé non relu

LOS EE

L'appareil qui a eu le plus de vogue en France à une certaine époque, et qu’on voit employer encore quelquefois dans le traitement du mal de Pott,est la gouttière de Bonnet. Mais elle a l’inconvénient d’enfermer trop le malade (le tronc et les membres inférieurs du malade reposant sur une surface plane sont embrassés par des montants latéraux), ce qui gêne l'examen et les soins de propreté, sans d’ailleurs l’immobiliser complètement, puisqu'il peut tourner facilement le bassin.

Le lit de Lannelongue est beaucoup plus simple, et comprend essentiellement un matelas dur cloué sur une planche et sur lequel le malade est fixé au moyen de plusieurs ceintures.

Le lit de l'Hôpital Maritime est une variante du lit de Lannelongue, modifié par Ménard.

Il permet de réaliser mieux que tout autre les trois conditions principales du traitement orthopédique du mal de Pott : repos, fixation, hyperextension.

À. — Repos

Pour que la colonne vertébrale soustraite à l’action de la pesanteur ait à supporter le moins d'effort possible, il faut que le corps repose sur un plan résistant et non dépressible.

Le lit de l'Hôpital Maritime remplit exactement cette condition.

Il se compose,en effet, d’une gouttière faite d’un plan en bois de dimensions variables pour chaque malade, encadré de bords hauts de 10 centimètres environ (1), destinés à maintenir un matelas de même épaisseur. Ce matelas en crin, recouvert d'un côté de moleskine pour pouvoir être lavé et de l’autre côté de toile, a un capitonnage rapproché, ce qui le rend ferme (fig. 37).

B. — Fixation Sur ce cadre il est facile de fixer simplement le malade au

moyen d'une brassière spéciale en coutil baleiné (fig. 37 et 38).

1. On peut mettre des poignées à chaque bout de cette gouttière pour la transporter facilement,

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