‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 47 sur 96 · D' Andrieu, Gazette des Hôpitaux, août · texte numérisé non relu

D' Andrieu, Gazette des Hôpitaux, août

DR NT dorsale est bien moins extensible que la région cervicale etlombaire, et que d’autre part la tête n'est pas un contrepoids comparable au bassin. Aussi convient-il pratiquement de n’employerl'hyperextension rachidienne par les cales que dans le mal de Pott des régions lombaire, dorso-lombaire et, à la rigueur, dorsale très inférieure, régions dont l’ensemble constitue un segment rachidien extensible ayant à chacune de ses extrémités un bon contrepoids : le bassin et la région scapulaire. On placera donc à la partie médiane de cette région une cale, ou une pile de cales de bois d’une hauteur suffisante pour

Fic. 39. — Tres forte lordose au moyen de cales de bois dans un mal de Pott dorsal inférieur.

Dessin fait d'après une photographie d’une jeune malade dont la gibbosité volumineuse à presque complètement disparu (voir obs. XIX, Ath... Manana).

lordoser toute la région (fig. 39). Si le mal de Pott est lombaire moyen ou inférieur, il suffira de lordoser la région lombaire en :plaçant la cale au niveau de cette région (fig. 40).

Dans le mal de Pott non traité,et où la contracture est marquée non seulement au segment malade, mais encore à une certaine étendue au-dessus et au-dessous, on ne doit point employer immédiatement les cales pour faire la lordose; surtout des cales assez hautes ; le malade les supporterait difficilement. Il convient donc de fixer simplement le pottique sur le lit plan. La contracture diminuant, on produira ensuite l’hyperextension, en plaçant sous le matelas des cales de bois d'une largeur variable (5 cm. à 20 cm..),en augmentant progressivement leur hauteur sans dépasser en général 12 centimètres environ. On pourra donner une forme spéciale aux cales (ou les placer un peu différemment) suivant la

LOG gibbosité, pour éviter des eschares, ou faire accepter plus facilement l'hyperextension au malade.

On peut remplacer la cale de bois par un coussin plus mou (drap replié, coussin de crin, sac de sable, etc.) ou interposer entre le matelas et la région gibbeuse un coussin annulaire empêchant l'apophyse épineuse saillante de toucher au matelas. Chez les porteurs d'eschares multiples (dans le cas de paraplégie notamment), on pourra employer un matelas gonflé d’air ou d'eau.

Page 1