II. — [Lir POUR EXTENSION DIRECTE
L'extension continue directe (c'est-à-dire par traction sur au moins une des extrémités du corps), très en faveur à un moment donné pour l’immobüisation du pottique et comme moyen de combattre les attitudes vicieuses, n’est plus guère employée.
On s’en sert encore quand l'extension indirecte du rachis par lordose provoquée est insuffisante, et qu'il est impossible d'appliquer un appareil plâtré, soit que le malade (surtout l'adulte) le tolère difficilement, soit à cause d’un abcès (abcès rétro-pharyngien du mal de Pott cervical) ou d’eschares (notamment pour les eschares graves dela paraplégie), ou enfin d’une lésion ou maladie intercurrente.
On peut l’employer encore pour lutter contre l’immobilisation en flexion de la cuisse par contracture du psoas (ce qui est la règle, quand un abcès provenant d’un mal de Pott lombaire a fusé dans la gaine de ce muscle).
L'extension directe du rachis se fait, nous l'avons dit, par une traction à une ou aux deux extrémités du corps du malade.
Quand la lésion siège à la région lombaire ou dorsale, il est nécessaire de tirer à la fois sur la tête et sur les membres inférieurs. Quand la lésion est limitée au rachis cervical, la traction sur la tête suffit.
LOT Ve
nous décrirons à propos de la fabrication des corsets plâtrés. Les deux chefs de la mentonnière, dont l’écartement est égal à la largeur de la tête (pour aider à limiter les mouvements latéraux) viennent se fixer sur une barre rigide (en bois de préférence ou en mélal très léger) dont le centre porte un crochet ou une encoche permettant d'y attacher une corde qui va se réfléchir sur la gorge d'une poulie placée à la tête du lit. La gorge de la poulie doit se trouver à la hauteur des oreilles du malade.
Fré. 40 (Ménard).— Coupe du lit de l'Hôpital Maritime. Le matelas est soulevé par une cale sous la région lombaire.
Le matelas doit être, cela se comprend, dur, résistant, absolument plan.
On aura donc soin, sil’on n'emploie pas une gouttière compaparable à celle de l'Hôpital Maritime, de placer une planche sous le matelas.
Si l’on emploie la traction sur la tête pour corriger l'attitude vicieuse en torticolis que prend quelquefois le rachis cervical dans le mal de Pott de cette région, on peut aider au redressement produit par l'extension continue en interposant un tampon d'’ouate ou de gaze progressivement plus épais entre la tête et le chef latéral de la mentonnière, du côté où la tête s’incline vers l'épaule correspondante.
À. — Traction sur la tête
La traction sur la tête se fait au moyen d’une mentonnière de cuir ou de toile — capitonnée d’ouate — dans le genre de celle que
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B. — Traction sur les membres inférieurs
La traction sur les membres inférieurs se fait suivant les procédés ordinaires d'extension (procédés de Tillaux, Hennequin, etc.). Le procédé de l'hôpital maritime pour lextension continue dans la coxalgie convient très bien.
Nous ne le décrirons pas ici, disons seulement qu'il se rapproche de celui de Tillaux, mais un dispositif spécial (sorte de boite de bois en étrier) maintient le pied dans]la rectitude en même temps qu’il empêche les orteils de frotter contre les couvertures et le talon ‘de porter sur le plan du lit.
III. — INDICATIONS DE LA MÉTHODE DU REPOS HORIZONTAL SANS APPAREIL DE CONTENTION RIGIDE
Les indications de la méthode du repos horizontal sans appareil plâtré sont d'ordre particulier ou d'ordre général ; autrement dit doivent être tirées, soit de la localisation du foyer de destruction tuberculeux dans le mal de Pott, soit de complications générales qui empêchent tout autre moyen thérapeutique.
Indications d'ordre particulier. — Le traitement par la méthode du repos horizontal sans appareil plâtré est surtout indiqué dans les maux de Pott lombaires, où elle suffit à empêcher ou supprimer toute gibbosité.
La région lombaire étant en effet facilement immobilisée et lordosée, on peut se contenter de cette méthode, qui permet de donner au malade des soins de propreté plus minutieux et n’a pas l'inconvénient d'emprisonner tout un segment du corps en causant de l’atrophie musculaire. Il peut suffire également dans les maux de Pott /ombo-sacrés el sacrés. Son application aux maux de Pott dorso-lombaires où dorsaux très inférieurs, tout en étant à la rigueur possible, est bien plus difficile et doit demander une grande surveillance. On doit alors, pour ces cas,mettre une grande hauteur de cales à égale distance entre le bassin et la région scapu-