‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 59 sur 96 · C. — Dans le mal de Pott dorsal moyen et supérieur · texte numérisé non relu

C. — Dans le mal de Pott dorsal moyen et supérieur

À° ATTITUDE THÉRAPEUTIQUE.— Plus encore que dans le mal de Pott dorsal inférieur, on doit éviter dans le mal de Pott dorsal moyen

1. Les fesses toucheront à peine le siège, le malade devant être vraiment suspendu.

de créer une lordose lombaire. Il faut donc fixer le rachis lombaire en simple rectitude. Mais ici le point d'appui thoracique antérieur n’est pas suffisant ; il est nécessaire de se servir de la colonne

Cliché de l'auteur

F. 51. — Appareil plûtré avec col officier.

cervicale qu'on fixe en légère extension pour arriver à hyperétendre le segment rachidien auquel appartient la région malade.

Ainsi donc propulsion de la colonne dorsale avec fixation de la colonne cervicale en légère extension, et de la colonne lombaire

sans lordose, telle est l'attitude à donner au rachis dans le mal de Pott dorsal moyen ou supérieur. |

2° Points n’appur. — Les points d'appui seront les mêmes en arrière que pour la forme précédente (saillies du bassin, rachis, omoplates), mais en avant aux points d'appui sur le bassin (épines iliaques antéro-supérieures, pubis) et sur le thorax supérieur (clavicule et sternum) s’ajouteront ceux sur l’extrémité de la colonne cervicale au moyen du massif cranio-facial.

3° FORME ET GRANDEUR DE L'APPAREIL. — Dans le mal de Pott dorsal moyen ét supérieur on doit donc faire une minerve lig. 52 et 53), c'est-à-dire un appareil plâtré remontant jusqu’à la base du crâne et du maxillaire supérieur (qui doit être fixé horizontalement), mais qui devra descendre sur le bassin exactement comme dans le mal de Pott dorsal inférieur. Cette minerve sera faite en suspension dans la position assise. Dans le mal de Pott dorsal moyen, vieux et déjà traité, on pourra se contenter d'un corset avec col (Hig. 51).

4° Écrancrures.— L’échancrure thoraco-abdominale sera la même que dans l'appareil précédent, c’est-à-dire que l’on ne devra dégager de l’abdomen que la région stomacale.

La partie antérieure du cou pourra être largement échancrée pour faciliter la déglutition.

D. — Dans le mal de Pott cervical

10 ATTITUDE THÉRAPEUTIQUE.— L'attitude thérapeutique dans le mal de Pott cervical est l’extension simple sans inclinaison latérale. Nous verrons plus loin comment corriger le torticolis qui survient assez souvent dans le mal de Pott cervical et qui est dù à la contracture musculaire (sterno-cléido-mastoïdien). L'extension de la colonne cervicale est facilement réalisable.

2 Points D'appul. — De bons points d'appui s'offrent à nous pour récliner en arrière les extrémités de la colonne cervicale, d'une part, dans le massif cranio-facial, la base du crâne et du maxillaire inférieur, d'autre part, la ceinture scapulaire et le thorax.

Mais quoique ces points d'appui soient théoriquement suffisants pour permettre de fixer la colonne cervicale en extension, pratiquement il est bon d’asseoir et de fixer la minerve sur le bassin si l’on veut immobiliser complètement le rachis cervical : de simples ailerons thoraciques antérieurs et postérieurs ne suffiraient pas, en effet, à cette immobilisation, le thorax élant sans cesse mis en mouvement par la respiration.

3° FORME ET GRANDEUR DE L'APPAREIL. — L'appareil plâtré pour mal de Pott cervical ira donc du bassin où il prendra les points d’appui ordinaires jusqu'au massif cranio-facial (fig. 52 et 53).

On évitera les mouvements de rotation dans le ma/ de Pott sous-occipilal en plaçant des plaques latérales montantes de chaque côté du maxillaire inférieur. On pourra faire cette minerve dans la suspension simple, le patient debout, en ayant soin que la base du maxillaire inférieur soit parfaitement horizontale et non oblique en bas et en avant, condition indispensable pour que la colonne cervicale soit en extension.

4 Écaancrures. — On échancrera la minerve pour mal de Pott cervical comme la minerve pour mal de Pott dorsal supérieur, mais on pourra dégager largement tout l'abdomen, en gardant, bien entendu, les points d'appui osseux sur le bassin.

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