DOS LES
Cliché dé l’auteur Fi. 55. — Minerve en celluloïid construite à l'Hôpital Maritime.
moins pour le point d'appui pubien. Il faut, en effet, l'obtenir tout en laissant la liberté au malade de s'asseoir et en gardant à l'appareil son caractère d’amovibilité et de maniement facile. La plupart des appareils se fermant en avant et sur la ligne médiane à l’aide de lacets ou de ferrures, il est difficile d'établir sur cette
ligne de fermeture une rigidité suffisante, sans que les deux parties de l'appareil « jouent » l’une sur l’autre ou sans en rendre l’enlèvement trop laborieux. C’est à ce défaut que remédie par un dispositif spécial l’appareil suivant :
» Comme l'indique la figure 54, l'appareil se compose de deux parties, l’une postérieure, en forme de gouttière, comprenant dans sa concavité le dos et les parties latérales du corps, y compris les ailes iliaques strictement moulées, l’autre antérieure, largement échancrée dans sa partie médiane, de façon à permettre les mouvements respiratoires et ne pas comprimer l'estomac, remontant jusqu’à la base du cou, se raccordant au-dessus des épaules avec la valve postérieure et prenant point d'appui sur les régions sterno-claviculaires.
» En bas, cette valve antérieure se prolonge jusque sur le pubis, où sous forme de plaque verticale, elle s'applique solidement et très exactement sur le pubis. Elle se rattache, à ce niveau, et de chaque côté à la valve postérieure, par un système de double serrure aussi simple que solide et qui assure à l’appareil une rigidité et une homogénéité parfaites (1). »
On peut plus simplement encore obtenir un résultat analogue avec un appareil (fig. 55) moulant exactement le pubis et s’ouvrant d'un seul côté; mais cet appareil s’enlève, il est vrai, peut-être un peu moins facilement.
D. — Construction de l'appareil
La fabrication des appareils de contention en celluloïd ou cuir moulé demande un oulillage spécial que possèdent seuls d'ordinaire les orthopédistes-bandagistes. Mais pour que ces appareils soient exacts et répondent aux conditions orthopédiques qu’on leur demande, il est absolument nécessaire qu’ils soient construits d’une façon scientifique et rationnelle. Aussi en général ne doit-on pas laisser les orthopédistes-bandagistes confectionner à leur guise ces appareils comme on a trop detendance encore actuellement à