Calvé dans /a Clinique du 28 mars
PTT
le faire, ce qui a pour résultat de laisser porter aux malades des appareils antirationnels et plus nuisibles qu'utiles (1). Le chirurgien orthopédiste doit lui-même confectionner l'appareil plâtré qui servira à faire le moule sur lequel sera ensuite confectionné l’appareil de contention en cuir ou en celluloïd. Cet appareil plâtré sera semblable aux appareils plâtrés qu’on emploie dans la période d'activité du mal de Pott; on aura soin seulement de le bien modeler en observant scrupuleusement les règles que nous avons indiquées pour que les points d’appui soient très précis. A cet égard l'emploi des bandes plâtrées pour la confection de ce plâtre est des plus précieux, car il permet, bien mieux que les attelles plâtrées, de faire un modelage exact. Dès que l'appareil plâtré est sec on le fend de haut en bas sur le côté avec un bistouri qui suit une bande de toile qu'on a eu soin de placer sous le deuxième jersey et que l’on tend. L'appareil plâtré, étant enlevé au malade sans le déformer, est ensuite refermé au moyen d’une bande de tarlatane qui applique exactement l’une contre l’autre les deux lèvres de la fente. On le laisse sécher ainsi complètement et c'est alors qu'après l'avoir vaseliné soigneusement à l'intérieur on y coule de la bouillie plâtrée qui, en séchant donnera un moule positif sur lequel on construira l'appareil de cuir ou de celluloïd.