‹ Le Traitement Par La Digitale Des Hypertendus DécompensésChapitre 6 sur 18 · LA 0REE · texte numérisé non relu

LA 0REE

0 0 0 . e hypotenseur avec prédilection sur la tension minima; elle

respecte la pression variable, véritable expression du travail du cœur. C’est un traitement possible de l'hypertension,

c) C’est dans des cas déterminés un traitement rationnel. L'hypertension, a-t-on dit, est une réaction de défense de l'orga-

nisme (Cassaët). La digitale agissant sur la tonicité du myocarde

et sans doute sur le barrage périphérique, cause probable de l'hypertension, ne nuit pas à cette réaction de défense, mais

l’aide.

Nous avons eu l’occasion d'étudier dans le service de notre.

maître, M. le professeur Arnozan, un grand nombre d’hyper- .

tendus avec insuffisance cardiaque traités par la digitale. Notre but est de reprendre celte étude et d'essayer, grâce à la discus sion de nos observalions et à notre documentation bibliographique, d'en tirer les justes conclusions.

Historique.

Exposé des doctrines.

L'emploi de la digitale chez les hypertendus décompensés était, Jusqu'à ces dernières années, proscrit par la majorité des cliniciens. À peu d’exceptions près, cette notion de la médication digitalique chez les scléreux ou les cardio-rénaux, tout au moins avant le stade de mitralisation complète, ne réveillait qu'hostilité, scrupules et hésitations. Les auteurs, et en particulier Fr. Franck, dans les célèbres Clinique médicale de la charité de Potain publiées en 1895 écrit : « La certitude que la digitaline est essentiellement un agent de renforcement de l'énergie cardiaque peut engager à en écarter l'emploi dans certaines affections valvulaires et aortiques qui tendent déjà à exagérer l'aclivité cardiaque et conduisent le ventricule gauche à l'hypertrophie, de même que dans certains états circulatoires généraux, par exemple dans les formes variées. de l’artériosclérose avec ou sans néphrite interstitielle qui s’accompagnent d'hypertrophie ventriculaire et d’excès de pression artérielle. »

Les travaux physiologiques de Traube semblent, en effet, démontrer l’action hypertensive de la digitale et cette notion fut confirmée par la plupart des expériences des physiologistes dont les conclusions à ce sujet sont à peu près unanimes.

Dans les lecons de Potain, nous ne relatons plus une action aussi catégorique de la digitale; pour cet auteur, le problème est très complexe :

« Bien des RH MoAnEn cependant que l’origine du mal suffit,

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