‹ Le Traitement Par La Digitale Des Hypertendus DécompensésChapitre 7 sur 18 · RER · texte numérisé non relu

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en ces cas-là, pour en faire proscrire absolument l'emploi, par celte raison qu'il peut y avoir danger à augmenter la pression artérielle chez des sujets chez lesquels la maladie déjà l'a exagérée à l'excès. En réalité, ce danger est surtout théorique et à peu près imaginaire ; l'augmentation de pression déterminée par la digitale est absolument insignifiante relativement à celle qui résulte de la maladie ; à peine même est-elle constatable. » (1).

Ailleurs, Potain remarquait devant une série d'observations : « Voilà donc que la digitale, au lieu d'augmenter la pression, l’abaisse, au contraire, de 1, 2, 3 el 4 centimètres. » (2).

Quelques années plus tard, Huchard (3)'et son école conteste rent la valeur de ces dernières théories. À propos de l’action de la digitale sur la tension artérielle, nous lisons dans le Traité des maladies du cœur et de l'aorte : « Celle-ci, au début de son administration, augmente notablement par suite de la constriction vasculaire, puis, au moment de l’action diurétique, la tension artérielle s'abaisse en même temps que les parois artérielles se relâchent, ainsi que l'ont démontré les nouvelles expériences de Lander, Brunton, Power et Pye. » 2

En 1904, au XIX° Congrès allemand de médecine interne de Leipzig, Romberg et Frankel, qui font autorité en matière de cardio-pathologie, n'hésitent pas à recommander la médication digitalique chez les artério-scléreux hypertendus lorsqu’ sue raissent les signes de défaillance cardiaque.

En 1912, Josué et Godlewski (4), dans une étude sur le syndrome d'insuffisance ventriculaire gauche, nous disent qu'il n’y a pas lieu d’hésiter à donner la digitale chez ces malades quoiqu'ils soient hypertendus et qu'ils aient de l'insuffisance rénale.

Les travaux de Gallavardin (5) attribuent au rein le rôle

(1) Potain, in Clinique médicale de la charité, 1894, Leçons, p. 289.

(2) Traube, Versuche uber die wirkung des digitulins; Potain, La pression artérielle de l’homme à l’élal normal et pathologique, p. 171.

(8) Huchard, Trailé des maladies du cœur et de l'aorte, 1899. =

(4) Josué et Godlewski, Pression artérielle el digilaline, Société médicale de hôpitaux, 8 novembre 1912.

(5) Gallavardin, Les indications fondamentales de la médication digitalique, Lyon médical, 1920.

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