II. RÉC1PÉ
1° Rotation de bras simple (sujet passif). — Assis.
2° Pression du genou simple (sujet résistant). — Demi-couché.
3° Extension et flexion de main et doigts (opérateur résistant). — Assis appuyé.
4° Rotation et extension de pied (O. R.) — Demicouché.
5° Flexion et extension de bras (O. R.) — Demi-couché.
6° Profonde respiration pendant port de bras. — Debout.
7° Flexion de genou (S. R. et O. R.) — Demi-couché.
8° Extension du thorax pendant une profonde inspiration. — Assis. 2
DESCRIPTION DE CE 2e RÉCIPÉ.
1° Rotation de bras simple. — Assis.
Exactement semblable au mouvement du premier lécipé, fortifié seulement par de plus grands cercles que la personne traitante fait décrire aux bras.
2° Pression de getiou. — Demi-couché.
Le sujet, demi-couché, élève l’un des genoux. On pose une main au-dessus de ce genou et l’autre main à l’épaule delà personne traitée pour formerappui. Puis on abaisse le genou lentement et régulièrement, sous une résistance modérée. Le mouvement se répète 3 ou 5 fois, en observant qu’en élevant et abaissant l’une et l’autre jambe, le bas de la jambe pende relâché.
5° Flexion et extension de main et doigts. — Assis appuyé.
La position fondamentale est comme au 3' mouvement du récipé précédent, seulement la plinthe est plusélevée.
Mouvement. La personne que l’on traite fait tomber la main, pour qu’elle forme un angle droit au bras gauche. Puis elle la lève 3 fois bien lentement sous une résistance mesurée. Il faut bien observer que l’appui de la main sur le genou de celui qui donne le mouvement nechangepas, et que l’influence du mouvement ne soit dirigée que vers la musculature de l’avant-bras, de sorte que le reste du corps reste passif.
On exécute la flexion et l’extension de toutes les phalanges des doigts, d’après les mêmes principes.
4° Rotation et extension de pied. — Demi-couché.
La rotation comme n° 4 du Ier récipé. Puis le patient
étend le pied lentement sous une résistance mesurée par 1 opérateur, qui a placé sa main droite à la plante du pied du malade. Ensuite l’opérateur change les mains, il saisit de la main gauche la face antérieure du pied et de la main droite le talon, et ainsi il résiste vers le patient qui relève le pied autant que possible.
On fait le même mouvement (extension et flexion) avec le pied gauche o ou o fois d’après la circonstance.
5° Flexion et extension cle bras. — Demi- couché.
Comme le mouvement n° a du premier récipé avec cette différence, que le sujet y est passif, tandis qu’ici, il exécute la flexion et l’extension, sous une résistance modérée. La résistance est bien mesurée lorsque en la surmontant, on cause une légère vibration.
6° Profonde respiration pendant port de bras. — Debout.
Comme le n° 5 de la prescription précédente, avec la différence, qu’ici le sujet pendant l’inspiration, élève les bras tendus latéralement, jusqu’aux oreilles, et les laisse retomber pendant l’expiration.
7* Flexion et extension du genou. — Demicouché.
Position fondamentale (Voir n° 7 récipé I.)
Mouvement. - La personne traitée étend le genou
lentement jusqu’à ce que la jambe soit droite, pendant quon fait une résistance modérée. L’autre main forme un appui ferme sur le genou. Puis on abaisse la jambe pendant la résistance du malade. Ce mouvement se répète a ou 4 fois avec chaque jambe.
8° Extension du thorax pendant une profonde inspiration. — Assis.
La personne est assise ayant une jambe de chaque côté de la plinthe rabattue. L’opérateur est debout derrière elle. Il tient la jambe garnie d’un coussin appuyée contre le dos du malade. Puis il le prend devant et sous les aisselles, avec les doigts dirigés dans le creux axillaire. Ensuite il élève le thorax en haut et en arrière, pendant que le malade fait une profonde inspiration. En reprenant la position fondamentale, l’expiration se fait. Ce haussement de la poitrine (pompage) se répète plusieurs fois.
Comme on le remarque, cette deuxième prescription tant au point de vue de la position fondamentale que des mouvements est un peu plus énergique que la première. La troisième dont nous donnons ici un exemple, marque un degré de force plus élevé encore, sans toutefois causer aucun inconvénient quelconque.