L'HUILE CAMPHRÉE
L'huile camphrée est un trop ancien médicament pour qu'il soit nécessaire de s'étendre longuement sur les propriétés thérapeutiques du camphre qui compose, à l’heure actuelle, la base d’une quantité considérable de médicaments et se trouve encore journellement employé toutes les fois qu'il s’agit de donner à l’organisme un stimulant énergique et rapide, capable de soutenir le cœur et de régulariser les échanges pulmonaires. A l’action dynamique du campbre, se joint également une action antitoxique qui en fait un médicament précieux toutes les fois que l’on a affaire à un organisme fatigué ou déficient. Le camphre, employé à petites doses, peut être injecté pendant très longtemps sous la peau ou dans les muqueuses. On l’a accusé quelquefois de déterminer de petits abcès aseptiques au point d'injection, quelles que soient les précautions prises au moment de l’injection et quelle que soit la pureté du médieament injecté. Ces faits sont exacts, mais il suffit de savoir qu'ils ne constituent jamais une contre-indication à un traitement employant sous une forme quelconque du camphre et que, dans le cas où ils surviendraient, il suffit de faire la ponction de l’abcès pendant 3 ou 4 jours pour en avoir raison sans autre complication qu’une douleur facilement tolérable et notablement diminuée par l’application de compresses chaudes. Ajoutons même que dans certains cas, ces abcès peuvent servir d’abcès de fixation et que leur présence ne peut donc, en aucun cas, être une contre-indication au traitement.
Les trois produits précédemment étudiés : cinnamate de benzyle, cholestérine et huile camphrée, forment donc chacun l’une des bases du médicament employé par nous