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LE TRAITEMENT DES ACCIDENTS CUTANÉS

la peau de la face et du cou, en particulier celle de la région cervicale en bordure des cheveux, où 1 acné siège si souvent, avec une tlanelle imbibée d un liquide alcoolique, l’eau de Cologne par exemple. Il pourra terminer ces soins particuliers par un léger massage par pincement de la peau du visage, qui débarrassera les conduits glandulaires de la sécrétion qui s’y accumule, dans ces cas, et favorise singulièrement l’apparition de l’acné.

Si, malgré ces précautions, l’acné se montrait rebelle, on se trouverait bien de faire matin et soir sur le visage une pulvérisation d’une demi-heure de durée avec de l’eau boriquée bouillie à saturation. Je crois d’ailleurs que la nature de la solution médicamenteuse à employer importe peu dans l’espèce. En tout cas, il faut éviter qu’elle puisse produire sur la peau des effets d’irritation. C’est surtout comme bain local prolongé qu’elle doit agir; on pourra donc à la rigueur employer simplement de l’eau bouillie chaude en pulvérisations. Ces considérations de thérapeutique locale s'adressent plus particulièrement aux éruptions relativement bénignes d’acné qui siègent assez spécialement dans les régions que j’ai indiquées.

Le traitement devra être plus actif encore contre ces placards agglomérés qui coïncident souvent avec l’acné, mais peuvent aussi apparaître isolément, si les soins hygiéniques n’ont pu les prévenir.

J’ai dit que ces éruptions siégeaient principalement sur les deux faces des membres inférieurs, au niveau des jambes en particulier. Lorsqu’elles sont constituées à leur summum d’évolution, elles se recouvrent de croûtes épaisses qu’il faudra faire tomber avec des compresses boriquées recouvertes de taffetas gommé, ou des cataplasmes d’amidon cuit et refroidi, qu’on laissera en place pendant la nuit et le jour, si possible. Le jour, on fera, pendant une heure, des pulvérisations chaudes avec l’eau boriquée bouillie ou l’acide phénique à I p. 100. Le repos est alors nécessaire, les membres inférieurs restant étendus dans la position horizontale. Dans ces conditions, les croûtes tombent, les plaies se détergent, bourgeonnent et guérissent, mais la guérison de ces manifestations est toujours longue, tant est grande leur ténacité.

GILLES DE LA TOURETTE

LES ACCIDENTS DU BROMURE

Je répète que cetle intoxication locale survient parfois avant les quelques phénomènes généraux qui indiquent rétablissement de la dose suffisante et montrent que l’organisme est en voie de saturation. Si l’on insiste pour conserver la même dose ou qu’on l’élève un peu pour atteindre le résultat désiré, les placards éruptifs augmentent de volume, s’ulcèrent et, dans tous ces cas, ont bien peu de chances de guérison. 11 existe, on le voit, de ce fait, de grandes ditïicultés dans l’administration du traitement, qu’on aura tout intérêt, si possible, à prévenir. Si l’éruption, malgré tout, avait fait son apparition, on s’inspirerait des circonstances, en dehors du traitement local approprié, pour s’en accommoder le mieux possible, tout en continuant la médication bromurée dans des limites à fixer pour chaque cas particulier. Heureusement que ces grosses éruptions en placards sont, en somme, assez rares.

Je crois que l’association d'un antiseptique, tel que le benzoate de soude, à la solution bromurée, en permettant d’atténuer au moins les fermentations intestinales, peut, elle aussi, prévenir ou enrayer dans une certaine mesure la production de ces deux variétés d’accidents cutanés. Sous ce rapport, on devra veiller à ce que les fonctions digestives s’exécutent régulièrement, l’administration prolongée du bromure produisant assez souvent de la constipation, bien qu’il existe des sujets dont elle n’influence pas l’intestin. Dans le premier cas, il sera ordonné, une ou deux fois par semaine, un ou deux verres d’eau minérale qui produiront, en dehors des eiï’ets d’une purgation vraie, des évacuations suffisantes. Au cours du traitement de l’épilepsie, je l’ai dit, il est nécessaire de favoriser toutes les excrétions.

Toux particulière liée au bromure. — J’ajouterai à cette description des complications locales du traitement bromuré qu’on note quelquefois chez les épileptiques, à une période le plus souvent assez avancée de la cure, une toux particulière sur laquelle l’attention ne semble pas avoir été suffisamment attirée. Cette toux sèche et fatigante ne s’accompagne pas d’expectoration. Les malades ressentent souvent une sensation de brûlure et d’irritation dans la région laryngée, le larynx même peut être douloureux à la pression. L aus-

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