‹ Le traitement pratique de l'épilepsieChapitre 26 sur 57 · LE TRAITEMENT DES ACCIDENTS CUTANÉS · texte numérisé non relu

LE TRAITEMENT DES ACCIDENTS CUTANÉS

cultation reste négative. Je suis porté à croire que cette toux est attribuable à une irritation de la muqueuse du larynx et de la trachée, de même nature que les éruptions cutanées, car je l’ai vue plusieurs fois coïncider avec elles.

Elle peut par sa répétition, pendant la nuit en particulier, troubler le repos des malades et, de ce fait, influencer désagréablement l’état général, qu’on a tout intérêt à soutenir chez les épileptiques que le bromure déprime volontiers.

11 faut bien la connaître, car, dans certains cas, elle pourrait faire songer à l'apparition d’une affection pulmonaire, la tuberculose en particulier, et entraver le traitement. Tout récemment une de mes malades, habitant la province, qui se traitait avec un résultat satisfaisant depuis un an et demi, vint me consulter pour me dire que son médecin, en présence d’une toux quinteuse analogue à celle que je viens de décrire, avait jugé bon de lui conseiller d’interrompre son traitement, sans plus s’occuper d’une cure déjà prolongée. Dans ces conditions, tout eût été à recommencer. Il avait ajouté que le sommet droit lui semblait respirer insuffisamment. S’en tenant à ce que je lui avais prescrit de ne jamais interrompre le bromure que sur mon ordre exprès, elle venait me demander conseil. Il existait une éruption assez marquée, mais toutefois tolérable, d’acné sur la face et sur la poitrine, une douleur légère dans la région laryngée spontanément et un peu à la pression. L’expectoration était nulle, les phénomènes d’auscultation et de percussion nettement négatifs.

La pupille chez elle était très dilatée et il existait quelques phénomènes généraux indiquant que la dose était suffisante, sinon plus. Je diminuai d’un gramme la quantité de bromure quotidiennement ingérée; je prescrivis deux inhalations par jour avec des feuilles d’eucalyptus, trente gouttes d’élixir parégorique, le soir en se couchant. J’appris qu’après quinze jours de ce traitement, la toux avait diminué de fréquence et d’intensité, qu’elle n’était plus douloureuse, qu’en somme elle était devenue très tolérable et n’entravait pas le traitement, la dose suffisante une fois reprise.

On agira de cette façon dans les cas analogues. J’ajoute d’ailleurs que, pour ma part, je n’ai jamais vu

LES ACCIDENTS DU BROMURE

d’accidents de cet ordre assez marqués pour faire interrompre la cure, ce qu’il faut, je le répète, éviter à tout prix. Je me suis cru toutefois obligé d’insister sur cette « toux d’irritation », comme l’appellent les malades, qui est tout à fait sous la dépendance du bromure, parce qu’elle pourrait, dans certains cas, prêter à une fausse interprétation qui pourrait faire interrompre la cure.

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