‹ Le traitement pratique de l'épilepsieChapitre 30 sur 57 · L’HYGIÈNE GÉNÉRALE DES ÉPILEPTIQUES · texte numérisé non relu

L’HYGIÈNE GÉNÉRALE DES ÉPILEPTIQUES

manifestations de cet ordre. Le matin, en faisant sa toilette, elle s’était aperçue qu’elle portait autour du cou des taches rouges, ineffaçables par le lavage, qui l'avaient singulièrement inquiétée. Je soupçonnai chez elle l’épilepsie. Elle couchait seule; sa mère resta dans sa chambre et vint m’annoncer, quelques jours plus tard, que sa fille s’ôtait agitée convulsivement pendant la nuit, qu’elle avait eu beaucoup de peine à la tirer du sommeil profond consécutif aux convulsions et que le matin elle avait pu constater encore une fois l’existence des sugillations pour lesquelles j’avais été antérieurement consulté.

Ces stigmates de sang étaient nettement sous la dépendance d’accès d’épilepsie, symptomatiques d’une tumeur cérébrale qui s’accompagna d’une névrite optique et causa la mort, un an plus tard.

Les épileptiques, nous le verrons, peuvent succomber au cours d’un accès et surtout au cours d’une série d’accès ou état de mal. A l’autopsie, on trouve un piqueté hémorragique du cerveau accompagné parfois d’une hémorragie collectée, des ecchymoses sous-pleurales et généralisées aussi dans divers organes. La tension artérielle est donc toujours très exagérée pendant les paroxysmes. Il faudra écarter chez ces malades tout ce qui peut produire et provoquer ainsi l’apparition des accès; essayer de diminuer la tension pendant le paroxysme, surtout si celui-ci est constitué par un état de mal. Et puisque nous savons aussi que la pression est diminuée ou déprimée après l’accident, il importera, à ce moment, de la remonter par des moyens appropriés.

Il faut donc, comme nous l’avons déjà appris, éviter chez eux les causes des variations brusques de la pression artérielle qui pourraient résulter du séjour dans un appartement surchauffé, d’un travail prolongé près d’une source de chaleur trop vive, du passage du froid au chaud et vice versa , du séjour au soleil, la tête insuffisamment couverte, et les empêcher de se livrer au sommeil pendant la journée.

Ce que nous venons de dire s’applique également aux bains à donner, qui, trop chauds, pourraient occasionner, à la sortie, un refroidissement périphérique faisant refluer brusquement le sang vers les organes

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