‹ Le traitement pratique de l'épilepsieChapitre 49 sur 57 · LES MÉTHODES DE · texte numérisé non relu

LES MÉTHODES DE

elle m’a permis, désormais, de régler d'une façon précise l’emploi du médicament, de lui faire rendre tout ce qu’il peut donner, d’obtenir qu’il soit parfaitement toléré jusqu’à la disparition des accès, sans influencer défavorablement l’état général du malade à traiter.

Je propose de lui donner le nom de « mèlhode de la dose suffisante », qui évoque le principe fondamental sur lequel elle s’appuie. Je rappelle que dans sa teneur générale, elle comprend trois périodes : une première, basée sur l’observation de signes précis tant locaux que généraux qui permettent d’arriver, d’une façon progressive, à l 'établissement de la dose suffisante, celle qui guérit; une deuxième, où, en s’appuyant sur les mêmes indices, cette dose est maintenue pendant un laps de temps que l’expérience apprend à rendre suffisant pour annihiler l’hyperexcitabilité cortico-motrice du cerveau et faire disparaître avec elle définitivement les accès; une troisième période de diminution progressive et de suppression définitive, toujours facile à réaliser.

Je crois donc, dans ces conditions, que la méthode de la dose suffisante , en raisonnant par analogie, peut être très avantageusement transportée dans le domaine thérapeutique de certaines autres maladies du système nerveux et y remplacer les quelques données empiriques ou insuffisantes, je l’ai dit, qui régissent encore difficilement leur cure. Je veux parler, en particulier, des formes graves de ta migraine que j’ai déjà proposé, non sans raison je pense, de traiterdela même façon que l’épilepsie, du vertige labyrinthique ou de Membre et du tic douloureux de la face. Leur mécanisme paroxystique, au moins pour les accès vertigineux, se rapproche singulièrement de celui des paroxysmes épileptiques. On voudra bien se souvenir qu’au cours de ces leçons (p. 17) je n’ai pu m’empêcher d’établir une comparaison entre l’hyperexcitabilité cortico-motrice productrice des accès comitiaux et l’hyperexcitabilité labyrinthique qui tient sous sa dépendance les paroxysmes de vertiges. Rationnellement, je l’ai dit aux mêmes équivalents morbides, une même méthode de traitement doit être opposée.

Pour chacune de ces trois affections, il existe un médicament particulier : le bromure, le sulfate de quinine, l’extrait thébaïque dont l’administration bien ordonnée permet d’obtenir les résultats les plus satisfaisants.

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