MÉTHODE DITE DE LA DOSE SUFFISANTE
Celle-ci provoque l’apparition d’un certain nombre de phénomènes généraux et de signes physiques qui permettent, d une façon assez rapide quoiqu’un peu variable, en ce qui regarde chacune d’elles, d’établir la dose suffisante, celle qui fait disparaître les accès, de s’y maintenir, et de la diminuer progressivement pour en arriver à la suppression définitive.
C’est pourquoi j’ai cru, m’inspirant des excellents résultats que j’avais obtenus dans la cure de l’épilepsie par la méthode de la dose suffisante, devoir appliquer cette méthode à la thérapeutique de plusieurs cas de migraine grave, de vertige de Menière et de tic douloureux de la face. Ces recherches m’ont montré quels bénéfices on pouvait en retirer dans le traitement de ces affeclions qui était resté, jusqu’à présent, assez mal précisé. Je les publierai quelque jour, ayant encore besoin de les compléter, bien que j’aie déjà étudié autrefois leur traitement respectif (1) en y appliquant ce que je savais alors sur la dose suffisante. En attendant, je ne saurais résister au désir d’engager ceux de mes confrères qui s’intéresseraient à la thérapeutique de la maladie de Ménière et du tic douloureux de la face par le sulfate de quinine et l’extrait thébaïque, à mettre en œuvre la méthode de la dose suffisante dans la cure des cas qui pourraient se présenter à leur observation. Je suis certain d’avance qu'ils n’auront pas à s’en repentir.
Ainsi, la méthode de la dose suffisante prendra de jour en jour, et de plus en plus, la place prépondérante qu’elle mérite d’occuper dans la thérapeutique de nombreuses maladies du système nerveux, pour le plus grand bénéfice des malades soumis à ses règles d’application, parce qu’elle est incontestablement supérieure à celles qui leur étaient appliquées habituellement.
(I) Gilles de la. Toürette. — Leçons de clinique thérapeutique sur les maladies du système nerveux. — Le vertige de Menière et son traitement, 7° leçon, p. 269. — Diagnostic et traitement du tic douloureux de la face et de la migraine, 5° leçon, p. 207. Plon et C‘°, éditeurs. Paris, 1898.