LA VALEUR THÉRAPEUTIQUE DU BROMURE
intermittentes et cl’ « accidents fébriles». Vous trouverez, à ce sujet, de nombreux et précis renseignements dans les thèses de Séglas et de Quériaud, qui ont établi que la pneumonie, l'érysipèle, la scarlatine, le rhumatisme articulaire aigu, la tuberculose pulmonaire à marche fébrile, un anthrax du dos, etc., pouvaient suspendre au moins momentanément les accès.
Comme, dans toutes choses, il y a une mesure, je crois donc qu’au cours d'une maladie fébrile bien caractérisée on pourra supprimer momentanément le bromure, mais je ne pense pas qu’il soit besoin d’en faire autant pour une affection légère et de courte durée. On se basera sur les circonstances, on reprendra le médicament par petites doses au moment de la convalescence, s il en existe une. En somme, on s’efforcera d’interrompre le moins longtemps possible son emploi et on ne le fera jamais que sur l’indication formelle du médecin.
Chez les femmes, il sera continué sans interruption pendant les menstrues; je dirai bientôt d’ailleurs comment on doit en régler la dose à ce moment. A ce propos, on doit aussi savoir que si une femme devenait enceinte pendant le traitement, il faudrait également continuer celui-ci sans interruption. Tous les auteurs sont d’accord sur ce point que le bromure est non seulement nécessaire pour la mère, mais encore qu’il n’influence jamais défavorablement l’enfant que celle-ci porte dans son sein.
L’administration du bromure, à part les cas que je viens d’envisager et dans certaines autres conditions assez rares qui seront aussi indiquées, ne sera donc jamais interrompue jusqu’au jour où le médecin aura mûrement décidé de diminuer la dose d’abord, de cesser le traitement ensuite, suivant des règles précises qui seront établies.